Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) font face à une concurrence accrue ces dernières années, avec l'arrivée de nombreux nouveaux fonds sur le marché. Cette pression directe s'ajoute à une compétition indirecte avec d'autres types de placements tels que les ETF, les cryptomonnaies ou le crowdfunding, perçus comme plus modernes et rémunérateurs. Afin de rester attractives, les gérants immobiliers cherchent à moderniser rapidement leur offre.

Ce qu'il faut retenir

  • Pression accrue sur les SCPI avec l'arrivée de nouveaux fonds
  • Concurrence indirecte avec d'autres types de placements
  • Modernisation de l'offre pour rester attractive

Évolution des SCPI

Après la crise de 2022, les SCPI axées à 100% sur les bureaux ont perdu de leur attrait. Autrefois populaires, ces SCPI ont été confrontées à une dévalorisation de leurs actifs et de leurs parts, poussant les gérants à diversifier les portefeuilles. Ainsi, environ un quart des actifs des SCPI sont désormais investis à l'étranger, contre seulement 2% en 2014. Cette diversification a été bien accueillie, captant 76% de la collecte nette de 2025, soit 4,6 milliards d'euros.

Stratégies d'attraction des épargnants

Pour attirer davantage d'épargnants, certaines SCPI cherchent à être plus accessibles en abaissant le prix des parts et le minimum de souscription requis. Si la valeur des parts doit respecter un écart réglementaire, la flexibilité réside dans le nombre minimum de parts à acquérir initialement, laissé à la discrétion des sociétés de gestion.

Et maintenant ?

Les SCPI devront continuer à s'adapter aux évolutions du marché financier et de l'immobilier pour rester compétitives. La diversification et l'accessibilité resteront des enjeux clés pour attirer les épargnants.