Les cinq principaux syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont exprimé un avis défavorable concernant un projet de loi visant à permettre aux boulangers et fleuristes d'autoriser leurs salariés à travailler le 1er mai, selon BFM Business. Ce projet de loi, soumis pour avis consultatif, vise à étendre la possibilité de travail ce jour aux salariés des artisans boulangers et fleuristes.

Ce qu'il faut retenir

  • Les syndicats CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC ont émis un avis négatif sur le projet de loi autorisant le travail le 1er mai dans les boulangeries et fleuristes.
  • Actuellement, seuls les artisans, gérants et membres de leurs familles peuvent travailler le 1er mai.
  • Les salariés volontaires pourraient travailler ce jour-là moyennant un accord écrit de leur employeur et une rémunération doublée.

La CFDT a pris acte du cadre restreint du projet de loi mais a émis des réserves sur son contenu. De même, la CGT, FO, CFTC et CFE-CGC ont tous exprimé un avis défavorable. Cette proposition gouvernementale fait suite à l'abandon d'un projet de loi précédent qui aurait élargi cette possibilité à d'autres commerces, comme l'a expliqué François Hommeril de la CFE-CGC.

Les prochaines étapes

Le projet de loi ne pourra pas être adopté avant le 1er mai 2026, mais le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que les salariés des boulangeries et fleuristes pourront travailler ce jour-là, s'ils sont volontaires et rémunérés doublement. Les commerçants respectant ces conditions ne seront pas sanctionnés, a précisé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment cette mesure sera mise en place et quelles réactions elle suscitera parmi les commerçants et salariés concernés.