Imaginez un marché où les règles du jeu sont bafouées, où les produits importés menacent l'équilibre de nos économies locales. C'est exactement ce que craignent les agriculteurs européens face à l'accord commercial avec le Mercosur, regroupant l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay. Résultat des courses, le Parlement européen a décidé de prendre les choses en main.
Des protections pour les agriculteurs, enfin !
On pourrait se demander si cela était nécessaire, mais les chiffres sont là : l'Union européenne est prête à ouvrir ses portes à des produits agricoles sud-américains qui pourraient faire baisser les prix et menacer la survie de nos exploitations. Difficile de dire avec certitude si c'est une bonne ou une mauvaise chose, mais ce qui est sûr, c'est que les eurodéputés ont voté des mesures pour protéger nos agriculteurs. Et puis, qui peut leur en vouloir ?
(-question qui fait débat : est-ce que ces mesures sont suffisantes ?)
Comment ça marche ?
Le système est relativement simple : si le prix d'un produit importé du Mercosur est inférieur de 5% au prix de la même marchandise en Europe, et que les importations augmentent de plus de 5%, la Commission européenne pourra déclencher une enquête. Et si les résultats montrent qu'il y a un préjudice grave pour les agriculteurs européens, les taxes douanières pourront être remontées temporairement. Autant dire que c'est un signal fort envoyé aux pays du Mercosur.
Le contexte : un accord commercial qui fait polémique
Comme le rapporte nos confrères de Le Figaro, l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur a été signé en 2019, mais sa ratification est suspendue depuis. Les syndicats agricoles, notamment, craignent que l'ouverture des marchés ne se fasse au détriment de la qualité et de la sécurité alimentaire. Le Parlement européen a même saisi la Cour de justice de l'Union européenne pour vérifier la légalité de cet accord.
C'est un peu le cas de figure où l'on se demande si l'on peut vraiment avoir confiance dans les contrôles mis en place pour garantir que les produits importés respectent les normes européennes. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les choses sont compliquées.
Quels sont les enjeux ?
Les enjeux sont énormes, avec des conséquences potentielles sur l'économie, l'emploi et la sécurité alimentaire. Selon les partisans de l'accord, il devrait permettre à l'UE d'exporter davantage de biens et de services vers les pays du Mercosur, ce qui pourrait relancer l'économie européenne. Mais pour les opposants, c'est une erreur qui pourrait bousculer l'agriculture européenne et mettre en danger la qualité de nos produits.
Bref, c'est un débat qui va continuer à faire rage dans les prochains mois. Et qui sait, peut-être que les choses vont s'éclaircir un peu plus avec le temps.
Conclusion : l'Europe se protège, mais est-ce suffisant ?
On peut se réjouir que le Parlement européen ait pris des mesures pour défendre les intérêts des agriculteurs, mais on pourrait aussi se demander si cela suffira. Le truc, c'est que l'accord commercial avec le Mercosur est un sujet complexe, avec des enjeux multiples et des acteurs qui ont des intérêts contradictoires. Dans ce contexte, il est difficile de prédire ce qui va se passer.
Une chose est sûre, cependant : l'Europe a montré qu'elle était prête à se battre pour défendre ses intérêts. Mais est-ce que cela sera suffisant pour protéger nos agriculteurs et préserver la qualité de nos produits ? Seul l'avenir le dira.
L'accord commercial entre l'UE et le Mercosur est un traité de libre-échange signé en 2019 qui vise à faciliter les échanges commerciaux entre les pays de l'Union européenne et ceux du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay).
Les agriculteurs européens craignent que l'ouverture des marchés ne se fasse au détriment de la qualité et de la sécurité alimentaire, et qu'elle ne mette en danger leur survie en raison de la concurrence des produits importés moins chers.
Le Parlement européen a voté des mesures pour protéger les agriculteurs, notamment la possibilité pour la Commission européenne de déclencher une enquête si le prix d'un produit importé du Mercosur est inférieur de 5% au prix de la même marchandise en Europe, et de remonter les taxes douanières temporairement si nécessaire.