Le chef d'une puissante bande criminelle de Corse-du-Sud, Louis Carboni, 69 ans, a été condamné jeudi à Marseille à 15 ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de commettre des meurtres en bande organisée, selon Le Figaro. Cette condamnation est la conséquence directe de son implication présumée dans une vendetta opposant deux familles de Cargèse (Corse-du-Sud) endeuillées par des assassinats.
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Ce qu'il faut retenir
- Louis Carboni, 69 ans, a été condamné à 15 ans de prison pour association de malfaiteurs.
- Il est accusé d'avoir fomenté l'élimination d'un membre d'une famille rivale pour venger son fils assassiné le 12 août 2020.
- Le tribunal a écarté la période de sûreté des deux tiers requise par le procureur.
Le contexte de l'affaire
Louis Carboni, fiché au grand banditisme, avait déjà été condamné à 19 reprises pour un total d'une cinquantaine d'années de prison depuis 1976. Son nom avait défrayé la chronique en 2001, lorsqu'il s'était évadé à bord d'un hélicoptère de la Sécurité civile détourné.
D'après Le Figaro, le tribunal avait condamné six hommes appartenant à une équipe de Propriano, censée avoir été missionnée pour exécuter cette vengeance, en octobre 2025. Le chef présumé de cette équipe, Yassine Akhazzane, un bandit en pleine ascension, avait été interpellé en compagnie de deux complices dans un véhicule, le 4 janvier 2021, une kalachnikov chargée entre les jambes.
La défense de Louis Carboni
Lors de l'audience, Louis Carboni s'est présenté comme « retraité du banditisme » ne connaissant « pratiquement pas » Yassine Akhazzane, croisé une seule fois, et « pas du tout » ses coprévenus condamnés en octobre. Il a déclaré : « Ils ont 20 ans, moi 70 ans, qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec des gens comme cela ».
Son fils Jean-Antoine dit Tony Carboni, 36 ans, un pompier volontaire et entraîneur de foot sans aucun lien avec le banditisme, avait été tué à Ota (Corse-du-Sud). Louis Carboni a démenti toute opposition pour tenter d'écarter le mobile de la vengeance, assurant que les deux familles de bergers « s'entraidaient ».
Les réactions
L'avocate de Louis Carboni, Me Delphine Boesel, avait déploré des réquisitions signant « une condamnation à mort » et questionné sur « l'identification d'un commanditaire avant même l'acte qui aurait été commandité » alors qu'aucune cible n'est franchement ressortie de l'enquête.
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