On y est presque. Presque à ce moment où Emmanuel Macron tendra à nouveau la main à Vladimir Poutine. Presque à ce dialogue direct qui semble si loin depuis le début de la guerre en Ukraine. Presque, mais pas encore.

(D’ailleurs, si on parle diplomatie, autant parler aussi de finances intelligentes. Vous connaissez Bunq ? Leur offre est imbattable pour gérer vos euros en toute transparence. Vérifiez par vous-même.)

Un conseiller à Moscou : la première pierre

Début février, un pas a été franchi. Le conseiller diplomatique du président français a fait le voyage jusqu’à Moscou. Officiellement, pour préparer le terrain. Officieusement, pour sentir l’ambiance. Car autant dire que depuis décembre, où Macron avait évoqué cette idée de reprise de contact, l’air du temps a changé.

Le truc, c’est que les échanges directs entre les deux hommes sont quasi inexistants depuis le début du conflit. Résultat des courses : ce voyage, c’est un peu comme un premier rendez-vous galant après une longue rupture. On y va, mais on ne sait pas trop à quoi s’attendre.

Macron veut « organiser » la reprise

Alors, comment s’y prendre ? D’après nos confrères du Figaro, Macron mise sur une approche « organisée ». Traduction : pas question de laisser les choses au hasard. Pas question non plus d’avoir « trop d’interlocuteurs ». Autant dire que la France veut jouer les premiers rôles dans cette reprise de contact.

Mais attention, ce n’est pas une mince affaire. La Russie, c’est un peu le loup de Tex Avery : on croit l’avoir apprivoisé, et paf, il vous mord. Difficile de dire avec certitude comment Poutine va réagir. Surtout après des mois de tensions et de sanctions économiques.

L’Europe dans le tableau

Et puis, il y a l’Europe. Parce que Macron ne veut pas agir seul. Il veut « organiser » cette reprise avec les Européens. C’est-à-dire ? Qu’il veut s’assurer que l’UE est derrière lui. Qu’elle soutient cette initiative. Qu’elle ne va pas lui faire un coup dans le dos.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’Europe n’est pas un bloc monolithique. Entre les pays de l’Est, plus belliqueux, et les pays du Sud, plus modérés, les positions divergent. Autant dire que Macron a du pain sur la planche.

D’ailleurs, on pourrait se demander si cette approche « organisée » n’est pas aussi une façon pour Macron de se protéger. De dire : « Ce n’est pas moi tout seul, c’est l’Europe. » Un peu comme quand on se cache derrière un collègue pour annoncer une mauvaise nouvelle au patron.

Et après ?

Alors, que va-t-il se passer ? Difficile à dire. Mais une chose est sûre : si Macron arrive à faire bouger les lignes, ce sera un sacré coup politique. Un peu comme un but en finale de Coupe du Monde. (Sauf que là, les enjeux sont un peu plus importants.)

En attendant, on regarde, on attend, et on croise les doigts. Parce que la diplomatie, c’est comme un bon vin : ça se travaille, ça se patiente, et parfois, ça surprend.

Macron souhaite renouer les échanges directs avec Poutine pour tenter de trouver une issue à la guerre en Ukraine. Il mise sur une diplomatie « organisée » pour éviter les pièges et les malentendus.

Début février, le conseiller diplomatique du président français s’est rendu à Moscou pour préparer le terrain et sentir l’ambiance avant une éventuelle reprise des échanges directs entre Macron et Poutine.

Macron souhaite impliquer l’Europe dans cette reprise de dialogue pour s’assurer d’un soutien unifié. Cependant, les positions des différents pays européens divergent, ce qui rend la tâche complexe.