Imaginez un peu. À Taipei, on parle de tendresse avec le géant chinois. Oui, vous avez bien lu. Le Kuomintang, ce parti qui joue les seconds rôles depuis des lustres, sort de sa réserve. Leur message ? « On peut discuter, même avec le grand frère qui menace d’unifier par la force. » Autant dire que ça fait du bruit.
Un virage à 180 degrés
Le Kuomintang, c’est un peu le vieux sage de la politique taïwanaise. Depuis 1949, ils ont vu défiler les présidents chinois. Et puis, patatras, en 2016, le DPP (le parti au pouvoir) leur pique la vedette. Résultat des courses : ils sont dans l’opposition. Mais pas question de se laisser abattre.
Leur nouvelle marotte ? Renouer le contact avec Pékin. « On pourrait se demander si c’est une bonne idée », murmure-t-on dans les couloirs. Surtout quand on sait que la Chine ne rigole pas avec ses menaces d’unification. Mais le Kuomintang, lui, semble prêt à jouer les diplomates. Une délégation sur le continent ? Pourquoi pas. Rencontrer Xi Jinping ? « On est prêts », disent-ils.
Le truc, c’est que le Kuomintang n’est pas n’importe qui. Ils ont un passé commun avec Pékin. Avant 1949, ils étaient au pouvoir en Chine. (Oui, oui, avant Mao.) Alors, peut-être qu’ils ont des atouts dans leur jeu. Mais est-ce que ça suffira ?
Pékin, prêt à écouter ?
Côté chinois, c’est le grand flou. Pékin répète à l’envi qu’il faut une réunification. Par la force si nécessaire. Mais est-ce qu’ils sont prêts à discuter ? Difficile de dire avec certitude.
Le problème, c’est que la Chine a une vision très claire : Taiwan, c’est une province rebelle. Point. Alors, quand le Kuomintang parle de dialogue, est-ce que Pékin entend la même chose ? On peut en douter. Mais bon, qui ne tente rien n’a rien.
Et puis, il y a l’effet d’annonce. En parlant de dialogue, le Kuomintang montre qu’il existe. Qu’il a une voix. Et ça, ça peut faire bouger les lignes. Même si, pour l’instant, Pékin reste silencieux.
Et maintenant ?
Alors, on fait quoi ? On attend de voir ? On tente le coup ? Le Kuomintang, lui, semble prêt à jouer les médiateurs. Mais est-ce que ça marchera ? Personne ne le sait.
Une chose est sûre : la situation est explosive. Taiwan vit sous la menace constante d’une invasion. Et le Kuomintang, avec son histoire commune avec Pékin, pourrait être un pont. Mais un pont fragile.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les prochains mois s’annoncent mouvementés. Entre les menaces chinoises et les tentatives de dialogue, Taiwan est au cœur d’un jeu dangereux. Et le Kuomintang, lui, joue les équilibristes.
Conclusion : un pari risqué
Alors, est-ce que le dialogue est possible ? On ne sait pas. Mais une chose est sûre : le Kuomintang tente le coup. Et ça, c’est déjà un pas en avant. Reste à voir si Pékin sera prêt à écouter. En attendant, Taiwan retient son souffle.
Le Kuomintang a un passé commun avec Pékin. Avant 1949, ils étaient au pouvoir en Chine. Ils pensent peut-être qu’ils ont des atouts pour négocier. Mais c’est un pari risqué.
Difficile à dire. Pékin répète qu’il faut une réunification, par la force si nécessaire. Mais est-ce qu’ils sont prêts à écouter le Kuomintang ? On ne sait pas. Pour l’instant, ils restent silencieux.