Un homme de 26 ans, Mehdi, a été abattu par un policier municipal lors d'un contrôle routier dans l'est de Marseille, selon Le Figaro. La famille de la victime a déposé plainte avec constitution de partie civile et réclame l'ouverture d'une information judiciaire confiée à un juge d'instruction indépendant.
Le jeune homme de 26 ans, qui a menacé les agents au couteau lors d’un contrôle routier, était sous le coup d’un mandat d’arrêt après sa condamnation à quatre ans de prison en novembre dernier pour des faits de stupéfiants. Les détails de l'incident sont encore en cours d'investigation, mais il est confirmé que les agents ont fait feu sur l’individu menaçant.
Ce qu'il faut retenir
- Mehdi, 26 ans, a été abattu par un policier municipal lors d'un contrôle routier à Marseille.
- La famille de la victime a déposé plainte avec constitution de partie civile.
- Mehdi était sous le coup d’un mandat d’arrêt pour des faits de stupéfiants.
- Les agents ont fait feu sur l’individu menaçant.
- Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte.
Les circonstances de l'incident
Les faits ont eu lieu dans le 11e arrondissement de Marseille, lors d’un contrôle routier. Selon les déclarations des policiers municipaux, Mehdi est sorti de son véhicule muni d'un couteau et a menacé les agents. Un des agents a tiré à trois reprises sur le conducteur, d'après une source proche de l'enquête.
Dans sa voiture, ont été retrouvées sept bombonnes de protoxyde d'azote. Les trois agents municipaux impliqués ont été entendus plusieurs heures sous le régime de l'audition libre par la police vendredi matin.
La réaction de la famille
La famille de Mehdi déplore que ce soit «pour l'heure» le parquet de Marseille qui supervise les investigations, alors qu'il a «présenté la victime comme l'agresseur». Ses proches souhaitent la désignation d'un juge d'instruction. «La famille de Mehdi exige qu'une information judiciaire soit ouverte et confiée à un magistrat réellement impartial, l'accès au rapport d'autopsie du défunt et l'exploitation des caméras municipales et caméras-piétons», écrivent Me Kayna Kadjar et Me Nicolas Chambardon, avocats de la famille.
En conclusion, l'incident de Marseille soulève des questions sur l'usage de la force par les agents de police et les droits des victimes et de leurs familles. Les développements futurs de cette affaire seront suivis de près par les médias et le public.