D'après nos confrères de Le Monde, Meta, le groupe américain derrière l'assistant d'intelligence artificielle (IA) Meta AI, a annoncé vendredi 13 mars la signature de nouveaux accords avec plusieurs groupes de médias. Ces partenariats visent à intégrer les contenus de ces médias à son assistant IA, améliorant ainsi la diversité et la qualité des informations fournies aux utilisateurs.

Ces nouveaux partenariats incluent des groupes de médias tels que News Corp, Prisa, Le Figaro et Süddeutsche Zeitung. Selon Meta, « nous sommes heureux d’annoncer de nouveaux partenariats avec plusieurs groupes de médias, parmi lesquels News Corp, Le Figaro, Prisa et Süddeutsche Zeitung » et « nous continuerons à explorer de nouveaux partenariats ». En décembre dernier, Meta avait déjà annoncé un accord similaire avec notamment CNN, Fox News et Le Monde.

Ce qu'il faut retenir

  • Meta signe de nouveaux accords avec des groupes de médias pour intégrer leurs contenus à son assistant IA.
  • Les groupes de médias concernés incluent News Corp, Prisa, Le Figaro et Süddeutsche Zeitung.
  • Ces partenariats visent à améliorer la diversité et la qualité des informations fournies par l'assistant IA de Meta.

Les détails des partenariats

Meta AI intègre désormais de nouveaux contenus provenant de ces médias. Lorsque les utilisateurs posent des questions liées à l’actualité à Meta AI, ils recevront des informations et des liens provenant de sources de contenu plus diversifiées. Ces intégrations faciliteront l’accès à l’information en proposant des liens vers des articles, tout en apportant de la valeur aux éditeurs en leur offrant la possibilité de toucher de nouveaux publics.

Les médias concernés seront rémunérés par Meta durant trois ans renouvelables, également pour l’utilisation de leurs archives pour entraîner les modèles de langage de Meta, comme Llama. Le directeur général du Groupe Le Figaro, Marc Feuillée, a souligné que « de tels accords reconnaissent la valeur de notre travail, et l’ardente nécessité démocratique que les IA prennent en compte des sources sûres venant de médias professionnels ».

Le contexte plus large

Depuis le lancement de ChatGPT en novembre 2022, plusieurs éditeurs de presse se sont entendus avec de grands acteurs de l’IA générative pour les laisser, contre rémunération, utiliser leur production, que ce soit pour développer leurs modèles d’intelligence artificielle ou enrichir les réponses des chatbots. News Corp (Wall Street Journal et Daily Telegraph entre autres), Le Monde, le Washington Post ou Axel Springer (Politico, Bild et Die Welt) l’ont fait avec OpenAI, le New York Times avec Amazon, Google avec Associated Press, tandis que Mistral s’est lié avec l’Agence France-Presse.

Les implications financières et éditoriales

Fin août dernier, Perplexity a dévoilé une formule d’abonnement, Comet Plus, du nom de son navigateur infusé à l’IA, Comet, qui donne accès, pour cinq dollars par mois, aux contenus des médias associés comme le Washington Post, Vogue, Le Monde et Le Figaro. Perplexity s’est engagé à redistribuer 80 % des revenus générés par Comet Plus aux éditeurs de presse.

Et maintenant ?

Malgré ces collaborations, plusieurs procédures judiciaires intentées par des médias contre des opérateurs d’assistants IA sont encore en cours, notamment celle du New York Times contre OpenAI, que le quotidien accuse d’avoir utilisé ses articles sans autorisation et sans contrepartie. Il reste à voir comment ces partenariats et les litiges en cours influenceront l’évolution de l’utilisation des contenus de médias par les assistants IA.

En conclusion, les nouveaux accords signés par Meta avec des groupes de médias pour intégrer leurs contenus à son assistant IA marquent une étape importante dans la collaboration entre les médias et les acteurs de l’IA. Ces partenariats pourraient améliorer la qualité et la diversité des informations fournies aux utilisateurs, tout en offrant aux éditeurs de nouvelles opportunités de toucher des publics plus larges.