Selon Courrier International, la popularité du président américain Donald Trump a atteint son plus bas niveau depuis le début de son second mandat, alors que les élections de mi-mandat (Midterms) approchent à grands pas. Un sondage Ipsos réalisé pour The Washington Post et ABC News révèle une défiance marquée des Américains envers sa gestion des dossiers clés, notamment la crise avec l’Iran et l’économie.

Ce qu'il faut retenir

  • Les Midterms auront lieu le 3 novembre 2026, avec le renouvellement intégral des 435 sièges de la Chambre des représentants et de 33 sièges sur 100 au Sénat.
  • 66 % des Américains désapprouvent la gestion de la crise iranienne par Trump, selon le sondage Ipsos.
  • Seulement 23 % des sondés approuvent sa politique face au coût de la vie, un record de désapprobation.
  • La cote de popularité de Trump chute à 37 %, tandis que son impopularité atteint 62 %, un niveau inédit depuis le début de ses mandats.
  • Les démocrates disposent désormais de 5 points d’avance sur les républicains pour la Chambre des représentants, contre 2 points en février 2026.

Une défiance généralisée sur les grands dossiers

À six mois des Midterms, l’opinion publique américaine exprime une méfiance croissante envers la politique de Donald Trump, notamment sur les questions internationales et économiques. Selon le sondage Ipsos, 66 % des Américains — soit deux tiers — jugent sévèrement sa gestion de la guerre en Iran, un dossier qui avait pourtant marqué sa réélection en 2024. « Les Américains se montrent très mécontents de la manière dont Donald Trump gère la guerre en Iran et d’autres sujets clés », observe The Washington Post.

Les résultats sont tout aussi préoccupants sur le plan intérieur. Seuls 34 % des sondés approuvent sa politique économique, 27 % celle de l’inflation et 23 % celle du coût de la vie — le pire score de désapprobation jamais enregistré. « Le taux d’approbation sur le coût de la vie est particulièrement révélateur », commente ABC News, « car il reflète une lassitude croissante face à la dégradation du pouvoir d’achat ».

En revanche, la politique migratoire de l’administration Trump bénéficie d’une approbation relative, avec 45 % d’opinions favorables sur la gestion de la frontière avec le Mexique. Un chiffre qui reste en baisse par rapport au mois de février 2026, où le taux atteignait 47 %. « Même ces chiffres sont moins bons qu’il y a trois mois », tempère ABC News.

Un record d’impopularité qui met en péril la majorité républicaine

La chute de popularité de Donald Trump se traduit directement dans les intentions de vote pour les Midterms. Selon The Washington Post, le Parti démocrate devance désormais les républicains de cinq points pour le renouvellement de la Chambre des représentants. En février 2026, l’avance démocrate n’était que de deux points, et en octobre 2025, elle était inexistante. « La baisse de popularité du président met gravement en péril la faible majorité des républicains à la Chambre des représentants et menace désormais également leur majorité au Sénat », souligne le quotidien.

La cote de popularité de Trump, mesurée à 37 %, constitue un « plus bas niveau depuis le début de son mandat actuel », précise ABC News. Son taux d’impopularité, lui, atteint 62 %, « un record sur l’ensemble de ses deux mandats présidentiels ». Ces chiffres confirment une tendance de fond : l’électorat démocrate est « bien plus motivé » à voter que l’électorat républicain, ce qui pourrait se traduire par une vague bleue aux urnes en novembre prochain.

« À ce stade de la course aux Midterms, les démocrates sont en tête, mais on ne peut pas encore dire qu’ils se sont échappés. » — ABC News

Des Midterms décisives pour l’équilibre des pouvoirs

Les élections de mi-mandat de 2026 s’annoncent comme un scrutin crucial pour Donald Trump, qui pourrait perdre le contrôle des deux chambres du Congrès. Si les démocrates parviennent à conserver ou à renforcer leur majorité à la Chambre des représentants, cela limiterait considérablement la marge de manœuvre du président pour la seconde moitié de son mandat. Au Sénat, où 33 sièges sont en jeu, la bataille s’annonce serrée, d’autant que plusieurs États clés, comme la Pennsylvanie ou le Wisconsin, pourraient basculer.

Les républicains, eux, misent sur une mobilisation de leur base traditionnelle, notamment dans les États du Sud et du Midwest. Mais les mauvais résultats dans les sondages pourraient dissuader certains électeurs modérés de se déplacer, aggravant ainsi la tendance défavorable. « La faible majorité républicaine à la Chambre des représentants est clairement en danger », estime The Washington Post.

Et maintenant ?

D’ici le 3 novembre 2026, date des Midterms, plusieurs éléments pourraient encore faire évoluer la donne. Les négociations en cours sur le budget fédéral, les décisions de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt, ou encore l’évolution de la situation géopolitique — notamment avec l’Iran — pourraient influencer l’opinion publique. Les démocrates, qui semblent en position de force, devront cependant éviter l’autosatisfaction pour transformer cette avance en victoire électorale. Quant aux républicains, ils devront tenter de regagner du terrain d’ici le scrutin, sous peine de voir leur influence politique s’effriter pour les deux prochaines années.

Les prochains mois s’annoncent donc décisifs, alors que les Américains évalueront non seulement la gestion de Donald Trump, mais aussi l’offre politique proposée par les deux grands partis pour les années à venir.

Les Midterms 2026 permettront de renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants (435 sièges) et 33 sièges sur 100 au Sénat. Ces élections détermineront l’équilibre des pouvoirs entre démocrates et républicains pour la seconde moitié du mandat de Donald Trump, influençant ainsi sa capacité à faire adopter des lois et à nommer des hauts fonctionnaires.

Plusieurs facteurs expliquent cette chute : la gestion de la crise avec l’Iran, jugée inefficace par 66 % des Américains, ainsi que la dégradation du pouvoir d’achat, avec seulement 23 % d’approbation sur la politique face au coût de la vie. Ces sujets, cruciaux pour les électeurs, ont fortement érodé la confiance dans l’administration Trump.