Selon Franceinfo - Culture, le DJ, chanteur et producteur Mosimann était l’invité de l’émission Le monde d’Élodie ce lundi 13 avril 2026. À cette occasion, il a évoqué son parcours, marqué par une quête constante d’expressivité musicale, et la sortie récente de son single « Ghost », en collaboration avec le groupe Skip The Use. Une discussion qui révèle, une fois de plus, l’attachement de l’artiste à une musique brute et sans artifices, reflet de ses expériences personnelles.

Ce qu’il faut retenir

  • Le single « Ghost », sorti le 13 février 2026, marque une collaboration entre Mosimann et le groupe Skip The Use, comme le rapporte Franceinfo - Culture.
  • Mosimann, connu pour sa voix sensible, a d’abord été identifié comme chanteur avant de se consacrer à l’électro en tant que DJ, tout en restant attaché à une expression musicale authentique.
  • L’artiste a évoqué son parcours, incluant des difficultés financières dans son enfance, sa participation aux Restos du Cœur, et son passage par la Star’Académie en 2003.
  • Il a souligné l’importance de la musique comme exutoire, notamment à travers ses chroniques sur France Inter, où il aborde sans fard ses propres questionnements.
  • Le titre « Ghost » s’inscrit dans une démarche artistique où Mosimann cherche à transformer des émotions brutes en musique, comme il l’explique dans l’entretien.

Un parcours artistique entre variété et électro

D’abord repéré du grand public lors de sa participation à la Star’Académie en 2003, Mosimann a rapidement diversifié ses activités musicales. Sous son prénom Quentin, il a d’abord été perçu comme un chanteur au timbre reconnaissable, avant de se tourner vers les platines et l’électro. Pourtant, quelle que soit l’orientation de sa carrière, une constante subsiste : cette voix, ce style, cette capacité à transmettre des émotions.

Comme il l’explique dans l’entretien accordé à Franceinfo - Culture, Mosimann considère que la musique a toujours été son langage privilégié. « Depuis toujours, j’ai toujours eu ça, j’ai toujours eu la musique », déclare-t-il. Dès son plus jeune âge, il alterne entre batterie, piano et chant, nourrissant une passion exclusive pour la scène et la création. « Mes camarades de classe voulaient être pompiers ou super-héros, moi, je rêvais d’être sur scène, de mixer, de présenter », confie-t-il.

« Ghost » : la musique comme réponse aux fantômes intérieurs

Le single « Ghost », sorti le 13 février 2026, s’inscrit dans cette quête d’expression sans fard. Le titre, en collaboration avec le groupe Skip The Use, explore une thématique universelle : les fantômes du passé, les peurs qui nous habitent, les non-dits qui pèsent. Mosimann précise : « Ces dernières années, j’ai voulu me trouver un nouvel exutoire. J’avais la musique, la scène, mais il me manquait quelque chose. »

Pour l’artiste, la musique devient un moyen de canaliser ces émotions complexes. « Le fait de raconter les gens et de se raconter, de se mettre à nu quelque part, ça m’a permis d’assouvir une forme d’exutoire hyper brut et honnête », explique-t-il. Cette authenticité, il la cultive aussi dans ses chroniques hebdomadaires sur France Inter, où il aborde sans détour ses propres doutes et remises en question. « J’ai besoin de dire les choses telles qu’elles sont, même si elles ne sont pas belles à mon encontre. »

De Quentin à Mosimann : une identité en construction

Derrière le pseudonyme Mosimann se cache une histoire personnelle marquée par des ruptures familiales et des épreuves financières. Élevé par une mère devenue son pilier, il a connu des périodes difficiles, incluant des Noëls passés aux Restos du Cœur. Pourtant, comme il le souligne, ces moments n’ont jamais été vécus comme une tragédie, mais plutôt comme une expérience humaine riche en solidarité.

Son choix de nom de scène, Mosimann, n’est pas anodin. « Quand j’étais gamin, on m’appelait Mosi, mais ma mère m’a toujours appelé Quentin. Quand je me suis inscrit à la Star’Ac, j’ai dû choisir : on m’a conseillé de mettre mon vrai prénom pour protéger ma famille. Plus tard, j’ai eu besoin d’un objet intangible pour tourner la page. Mosimann, c’était l’occasion de dire : ‘OK, maintenant, c’est sérieux.’ » Cette transition symbolise pour lui une forme de renaissance artistique et personnelle.

Une collaboration inattendue avec Skip The Use

Le choix de collaborer avec Skip The Use pour « Ghost » n’est pas le fruit du hasard. Mosimann, fan inconditionnel de rock, a lancé il y a quelques années une série de vidéos intitulée Dream Tracks, mêlant ses mixes à des images de groupes ou d’artistes. Ce concept, initialement pensé comme une blague, a rapidement donné naissance à des titres concrets. « Je n’avais pas anticipé que ces vidéos pourraient mener à des morceaux », avoue-t-il.

C’est ainsi que le titre « Ghost » a vu le jour, après une rencontre fortuite avec Mat Bastard, chanteur de Skip The Use. « Pendant qu’on tournait la vidéo, je lui ai proposé de sortir un morceau. Il a accepté immédiatement », raconte Mosimann. Résultat : un titre diffusé en radio et salué par le public, preuve que l’alchimie entre électro et rock brut peut fonctionner.

L’authenticité comme ligne de conduite

À travers ses déclarations, Mosimann insiste sur une conviction : mentir ou tricher dans sa carrière artistique est une impasse. « Ça ne marche jamais. Un jour ou l’autre, ça vous rattrape », affirme-t-il. Son parcours, jalonné de hauts et de bas, est marqué par une quête constante de vérité, que ce soit dans sa musique, ses prises de parole ou ses choix de vie.

« Je n’attendais pas le succès. Je voulais juste faire ce que j’aime, devant 100 personnes ou un Zénith », explique-t-il. Une philosophie qui résume son rapport au métier : la passion prime sur les attentes extérieures. Pour lui, la musique reste avant tout un refuge, un moyen de transformer ses émotions en quelque chose de tangible et partageable.

Et maintenant ?

Le single « Ghost » est désormais diffusé en radio et disponible en streaming. Mosimann, qui alterne entre ses activités de DJ, de chanteur et ses chroniques sur France Inter, devrait continuer à explorer cette voie artistique hybride. La question reste ouverte quant à d’éventuelles collaborations futures avec Skip The Use ou d’autres groupes rock, mais une chose est sûre : l’artiste compte bien persister dans cette recherche d’authenticité, clé de voûte de sa carrière.

Reste à voir si ce titre marquera un tournant dans sa discographie ou s’il s’inscrira simplement comme une nouvelle étape dans un parcours déjà bien rempli. Toujours est-il que Mosimann, avec « Ghost », offre une nouvelle preuve de son attachement à une musique sans fard, où l’émotion prime sur les effets de style.

Selon Mosimann, « Ghost » (« fantôme » en anglais) évoque les peurs, les non-dits et les émotions enfouies qui nous hantent. Le titre s’inscrit dans une démarche artistique où l’artiste cherche à transformer ces fantômes intérieurs en musique, comme il l’explique dans son entretien avec Franceinfo - Culture.