Comme chaque week-end, Libération dresse un bilan des principaux faits marquants en France et à l’international. Entre les tensions persistantes au Moyen-Orient, les préparatifs électoraux en Hongrie et les mobilisations sociales en France, ce samedi 11 et dimanche 12 avril 2026 ont été rythmés par des enjeux politiques et diplomatiques majeurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Échec des négociations de paix au Moyen-Orient, après une nouvelle impasse entre Israël et la Palestine à Jérusalem-Est, selon Libération
  • Début de la campagne électorale en Hongrie avec des élections anticipées prévues le 25 avril 2026, d'après les informations rapportées par le quotidien
  • Mobilisations contre la loi sur le 1er Mai en France, avec des rassemblements organisés à Paris, Lyon et Marseille, comme le précise Libération
  • Une réforme controversée du Code du travail adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale, qui suscite des débats dans la société
  • Tensions sociales accrues en Europe, notamment en Allemagne et en Espagne, où des syndicats appellent à des grèves sectorielles

Un nouvel échec des négociations de paix au Moyen-Orient

Les discussions entre les représentants israéliens et palestiniens, qui se déroulaient à Jérusalem-Est sous l’égide de l’Égypte et de la Jordanie, ont une nouvelle fois achoppé dans la nuit de samedi à dimanche. Selon Libération, les pourparlers, relancés après plusieurs mois de blocage, se sont heurtés à des désaccords persistants sur le statut de Jérusalem et les frontières. Les médiateurs ont appelé à une « pause technique » pour évaluer les prochaines étapes, sans préciser de date pour une reprise. « Les positions restent trop éloignées pour envisager un compromis immédiat », a indiqué un diplomate européen sous couvert d’anonymat.

Côté français, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a réaffirmé son soutien à une « solution à deux États », tout en appelant à la désescalade des violences. Depuis le début de l’année, les incidents entre colons israéliens et Palestiniens se sont multipliés en Cisjordanie, avec plus de 80 morts selon les dernières estimations de l’ONU.

La Hongrie en campagne pour des élections anticipées

En Hongrie, la campagne pour les élections législatives anticipées, prévues le 25 avril 2026, a officiellement débuté ce week-end. Selon Libération, le Premier ministre sortant, Viktor Orbán, a lancé son discours de rentrée en insistant sur la « stabilité » et la « souveraineté nationale ». Son parti, le Fidesz, mise sur un score confortable face à une opposition divisée, notamment entre les sociaux-démocrates et le parti écologiste LMP.

Les observateurs politiques soulignent une polarisation accrue, avec des débats centrés sur l’immigration, l’énergie et les relations avec l’Union européenne. « Ces élections seront un test pour l’avenir du Fidesz après plus de quatorze ans au pouvoir », a analysé un politologue de l’université de Budapest, cité par Libération. Les sondages donnent Orbán en tête, avec environ 40 % des intentions de vote, devant la coalition d’opposition à 30 %.

En France, les protestations contre la loi sur le 1er Mai s’amplifient

En France, la loi controversée sur le 1er Mai, qui vise à encadrer les manifestations et les grèves ce jour férié, a suscité une vague de protestations ce week-end. Selon Libération, des rassemblements ont eu lieu à Paris (place de la République), Lyon (presqu’île) et Marseille (Vieux-Port), avec des appels à la « désobéissance civile » lancés par plusieurs syndicats, dont la CGT et Solidaires. Les forces de l’ordre ont déployé des effectifs importants pour éviter les débordements.

Le gouvernement, qui défend ce texte comme un outil de « sécurisation des événements publics », a réaffirmé sa volonté de l’appliquer dès le 1er mai prochain. « Nous ne céderons pas à la pression des groupes radicaux », a déclaré le ministre de l’Intérieur lors d’une conférence de presse. Le texte prévoit notamment l’obligation de déclarer les rassemblements plus de 48 heures à l’avance et l’interdiction des cortèges « non déclarés » dans certaines zones.

Une réforme du Code du travail en discussion tendue

À l’Assemblée nationale, l’examen de la réforme du Code du travail, adoptée en première lecture dans la nuit de samedi, a donné lieu à des débats houleux. Selon Libération, les députés ont notamment adopté un amendement controversé sur le télétravail, qui étend la possibilité pour les employeurs d’imposer un retour en présentiel sous conditions. Les syndicats dénoncent une « régression des droits des salariés » et appellent à une mobilisation nationale.

Le texte doit désormais être examiné au Sénat dans les prochaines semaines, où les élus de droite et du centre pourraient apporter des modifications. « Nous restons mobilisés pour faire entendre la voix des travailleurs », a affirmé la secrétaire générale de la CFDT lors d’un meeting à Toulouse. La réforme, présentée comme un levier pour « moderniser le marché du travail », divise jusqu’au sein de la majorité présidentielle.

Et maintenant ?

Au Moyen-Orient, les observateurs s’attendent à une reprise des négociations d’ici quelques semaines, mais les conditions pour un accord semblent toujours aussi fragiles. En Hongrie, la campagne électorale s’annonce serrée, avec des meetings de grande ampleur prévus jusqu’au 25 avril. En France, la loi sur le 1er Mai pourrait faire l’objet de recours devant le Conseil constitutionnel, tandis que les syndicats préparent déjà des actions pour le 1er mai. Quant à la réforme du Code du travail, son avenir dépendra des arbitrages qui seront rendus au Sénat d’ici fin mai.

La semaine prochaine s’annonce donc décisive pour plusieurs de ces dossiers, avec des conséquences potentielles pour les équilibres politiques et sociaux en Europe et au-delà.

Selon Libération, les principaux désaccords portent sur le statut de Jérusalem, les frontières des futurs États, et la question des réfugiés palestiniens. Les deux parties restent campées sur leurs positions initiales, sans marge de manœuvre apparente.