Cinq ans après l'attentat qui a fait 86 morts sur la Promenade des Anglais, la justice française vient de mettre un terme définitif à l'affaire. Mohamed Ghraieb et Chokri Chafroud, les deux principaux accusés, écoperont bien de 18 ans de prison. La Cour de cassation a rejeté leur pourvoi, mettant fin à toute possibilité de nouveau procès.

Un dossier qui n'en finissait pas

Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette affaire a traîné en longueur. Entre les procédures, les appels, les rebondissements, on pourrait se demander si la justice française n'a pas parfois du plomb dans l'aile. (Désolé pour le jeu de mots involontaire, mais il est où le problème ?)

Pour rappel, l'attentat du 14 juillet 2016 a choqué la France entière. Un camion-bélier, conduit par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, a foncé dans la foule venue célébrer la fête nationale. 86 morts, 458 blessés. Un bilan terrible. Bouhlel a été abattu par les forces de l'ordre, mais ses complices présumés ont été jugés.

Ghraieb et Chafroud : des rôles précis dans l'organisation

Mohamed Ghraieb, 27 ans, a été reconnu coupable d'avoir fourni le pistolet utilisé pour tuer Bouhlel. Chokri Chafroud, 30 ans, a quant à lui aidé à trouver le camion utilisé pour l'attentat. Autant dire que leur implication était sérieuse.

Leur premier procès en 2019 s'était soldé par des peines de 18 ans de prison. Un verdict confirmé en appel en 2021. Et maintenant, la Cour de cassation a rejeté leur dernier recours. Résultat des courses : ils purgeront bien leur peine.

Une décision qui clôt un chapitre douloureux

Pour les familles des victimes, cette décision est à la fois une victoire et une nouvelle épreuve. Une victoire, car la justice a fait son travail. Une épreuve, car rien ne ramènera leurs proches. Le président de l'association des victimes, Jean-Philippe Lhermitte, a déclaré : « C'est une décision importante, mais cela ne nous rendra pas nos disparus. »

Côté justice, cette affaire montre une fois de plus la complexité des dossiers terroristes. Entre preuves à rassembler, procédures à respecter, et recours possibles, le chemin est long. Mais cette fois, c'est fini. La justice a parlé.

Et maintenant ?

La question qui se pose maintenant est celle de la réinsertion. Ghraieb et Chafroud vont-ils purger leur peine jusqu'au bout ? Vont-ils faire appel à d'autres instances ? Difficile de dire avec certitude. Mais une chose est sûre : cette affaire a marqué la France.

Et puis, côté société, on peut se demander si ces condamnations suffisent. La peine de mort n'existe plus en France, et c'est tant mieux. Mais face à de tels crimes, la justice peine parfois à trouver les mots justes. (Désolé, encore un jeu de mots involontaire.)

Bref, cette affaire est derrière nous. Enfin, presque. Car les cicatrices, elles, sont toujours là.

La Cour de cassation a estimé que les arguments des accusés n'étaient pas suffisants pour justifier un nouveau procès. Les preuves contre eux étaient solides, et les procédures avaient été respectées.

Ils vont purger leur peine de 18 ans de prison. S'ils le souhaitent, ils pourront faire appel à d'autres instances, mais cela semble peu probable. La justice française a été claire : leur condamnation est définitive.

Les réactions sont mitigées. Certaines familles se disent soulagées, d'autres estiment que la peine est trop légère. Mais toutes s'accordent sur un point : rien ne ramènera leurs proches.