Un automobiliste a récemment effectué un trajet Nice-Paris à bord d’un Citroën ë-C5 Aircross équipé de la batterie NMC de 96,9 kWh, parcourant 1 000 km avec seulement deux arrêts de recharge de 30 minutes chacun. Selon Frandroid, qui a publié le récit de ce voyage, cette démonstration illustre l’évolution des véhicules électriques, désormais capables d’aborder sereinement les longs trajets.
Ce qu'il faut retenir
- Autonomie et charge rapide : Le Citroën ë-C5 Aircross Grande Autonomie affiche jusqu’à 680 km d’autonomie WLTP grâce à sa batterie de 96,9 kWh, avec une puissance de charge maximale de 150 kW (20 à 80 % en 30 minutes).
- Coût réduit : Le trajet Nice-Paris a coûté 58 € en recharge sur les superchargeurs Tesla (0,45 €/kWh), contre environ 160 € pour un véhicule thermique équivalent.
- Confort et habitabilité : Le SUV, pesant 2,2 tonnes, offre un intérieur spacieux avec des sièges moelleux, un écran tactile de 13 pouces et des aides à la conduite avancées.
- Planificateur d’itinéraire fiable : Le système intégré a permis de gérer les arrêts de recharge en anticipant la consommation et les conditions de circulation.
- Prix de départ : La version Grande Autonomie du ë-C5 Aircross débute à 46 990 €, avec une éligibilité au bonus écologique de 1 000 € pour les véhicules produits en Europe.
Un véhicule électrique adapté aux longs trajets
Frandroid souligne que les préjugés sur l’autonomie limitée des voitures électriques, souvent hérités des premiers modèles comme la Renault Zoé ou la Nissan Leaf, ne sont plus justifiés. « Les véhicules se sont transformés : charge ultra-rapide, autonomie dépassant couramment les 500 km », explique le journaliste. Pour ce test, le Citroën ë-C5 Aircross Grande Autonomie, équipé d’une batterie NMC de 96,9 kWh (fabriquée par ACC), a été choisi pour sa capacité à couvrir de longues distances sans contrainte majeure. Avec une autonomie annoncée de 680 km en cycle WLTP, il se positionne dans la moyenne haute du marché des SUV électriques.
La puissance de charge, limitée à 150 kW, permet de passer de 20 à 80 % de batterie en environ 30 minutes, un temps comparable à celui d’autres modèles du segment. Le véhicule repose sur une architecture 400 volts, partagée avec d’autres modèles du groupe Stellantis comme le Peugeot E-3008 ou l’Opel Grandland. Si Citroën met en avant son design sobre et son confort, c’est surtout sa batterie surdimensionnée qui en fait un choix pertinent pour les longs voyages.
Un intérieur spacieux et technologique, mais quelques limites
L’habitabilité du Citroën ë-C5 Aircross est saluée par Frandroid, avec un coffre de 565 à 651 litres et des sièges arrière inclinables pour un meilleur confort sur la durée. L’écran tactile de 13 pouces, incliné en « cascade », fonctionne sous un système propriétaire de Citroën et offre une interface fluide, malgré quelques bugs lors de l’utilisation prolongée. La finition Max, testée lors de ce trajet, propose une sellerie bleue avec des motifs rectangulaires en 3D, des accoudoirs en tissu et un chargeur à induction de 15 watts. « La console centrale flottante présente un écran de 13 pouces incliné, un chargeur par induction et un vide-poche », précise le journaliste.
Cependant, certains détails techniques laissent à désirer. Le planificateur d’itinéraire, bien que globalement fiable, a montré des limites : impossible de privilégier un réseau de recharge spécifique (comme les Superchargeurs Tesla) sans que le système ne recalcule automatiquement les arrêts. De plus, les curseurs de réglage de la batterie restante lors des arrêts ont parfois mal réagi, obligeant l’automobiliste à ajuster manuellement ses paramètres.
Nice-Paris en deux arrêts de recharge : un exploit réaliste ?
Le trajet Nice-Paris, réputé pour sa difficulté en voiture (9 heures de route contre 6 heures en train), a été effectué avec seulement deux arrêts de recharge de 30 minutes chacun. Le départ a été donné depuis Nice avec 96 % de batterie, après une recharge gratuite à Monaco sur une borne de 80 kW. Le premier arrêt, à Montélimar, a permis de recharger jusqu’à 80 % en 35 minutes, avec une consommation moyenne de 21,5 kWh/100 km à 110 km/h. Le second arrêt, à Beaune, a été encore plus rapide (26 minutes et 30 secondes pour 20 à 80 %), permettant d’atteindre Poissy avec 11 % de batterie restante.
« Le planificateur d’itinéraire, bien que parfois trop prudent, a permis de couvrir les 1 000 km sans stress », indique Frandroid. La consommation moyenne sur l’ensemble du trajet s’est établie à 20,1 kWh/100 km, un chiffre jugé satisfaisant compte tenu du poids du véhicule (2,2 tonnes) et de son gabarit. « J’aurais pu rouler un peu plus vite, avec une consommation moyenne descendue à 20,1 kWh/100 km après 1 000 km », ajoute le journaliste.
Un coût bien inférieur à celui d’un véhicule thermique
L’avantage économique reste l’argument phare de ce voyage. Le coût total des recharges sur les superchargeurs Tesla s’est élevé à 58 € (0,45 €/kWh), contre environ 160 € pour un véhicule thermique équivalent (8 l/100 km à 2 €/l). « Un Nice-Paris pour 165 € en incluant les péages est très avantageux, parfois moins cher qu’un billet de train pour une seule personne », souligne Frandroid. Même en comptant les frais de recharge à domicile, le trajet n’aurait coûté que 75 €, un argument de poids pour convaincre les sceptiques.
À titre de comparaison, un Tesla Model Y Grande Autonomie Propulsion, proposée à 46 990 € avec 609 km d’autonomie WLTP, offre des performances similaires en termes de coût et d’efficacité. Le Citroën ë-C5 Aircross se distingue par son confort et son habitabilité, mais reste dans la moyenne en termes de dynamique de conduite et de rapidité de recharge.
Pour les prochains mois, l’accent sera probablement mis sur l’amélioration des logiciels embarqués, notamment le planificateur d’itinéraire, afin de rendre l’expérience encore plus fluide. En attendant, ce trajet Nice-Paris démontre que les véhicules électriques sont désormais prêts à remplacer les modèles thermiques sur les longs parcours, à condition de choisir un modèle adapté.
Selon Frandroid, l’autonomie annoncée est de 680 km en cycle WLTP, mais en conditions réelles, la consommation moyenne sur le trajet Nice-Paris a été de 20,1 kWh/100 km, soit une autonomie effective d’environ 480 km à vitesse constante.