Le psychiatre Nicolas Franck, chef de pôle au centre hospitalier Le Vinatier à Lyon, explore le rôle essentiel des aidants dans l'amélioration de la santé mentale des patients. Dans son livre 'Aidants et fiers de l'être' coécrit avec Romain Rey, il met en lumière l'importance de mieux accompagner ces acteurs clés. Nicolas Franck a également contribué à la création du diplôme universitaire 'Pair-aidance en santé mentale et neurodiversité' proposé par l'université Lyon-I.
Les aidants, estimés entre 8 et 10 millions en France, jouent un rôle crucial dans notre société. Qu'il s'agisse d'un membre de la famille, d'un parent vieillissant, d'un enfant malade, d'un conjoint, d'un ami ou même d'un collègue, chacun peut être amené à devenir un aidant à un moment de sa vie. Ces millions de personnes assument parfois cette responsabilité sans même en avoir conscience, sans identifier le terme 'aidant' à ce qu'ils font.
Le terme 'aidant' englobe une diversité de situations. Du simple coup de main ponctuel pour faire les courses à l'accompagnement quotidien d'un conjoint atteint de maladies comme la maladie d'Alzheimer ou un enfant souffrant de troubles psychiatriques tels que la bipolarité ou la schizophrénie, les niveaux d'implication varient considérablement. Pour les aidants les plus engagés, la charge mentale et physique peut être extrêmement lourde, entraînant un épuisement réel et, selon certaines études, une réduction de l'espérance de vie. Ce fardeau s'accompagne souvent d'un stress chronique et d'un isolement marqué.
