La ville de Paris a été le théâtre d'un acte de vandalisme particulièrement choquant vendredi dernier, dans le 17e arrondissement. Un restaurant casher a été aspergé à l’acide, selon le parquet de Paris, qui a confirmé les informations du Parisien. Cette attaque a suscité un profond effarement et a conduit à l’ouverture d’une enquête pour « dégradation du bien d’autrui par un moyen dangereux ».
Le contexte de l’attaque
Ce n’est pas la première fois que le restaurant Kokoriko, situé avenue des Ternes, est pris pour cible. Le 9 octobre 2025, l’établissement avait déjà été ciblé par un jet d’acide sur sa façade, mais l’enquête avait été classée sans suite sans pouvoir identifier le ou les auteurs des faits. Le caractère antisémite des faits a été retenu dans cette nouvelle affaire, ce qui a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis « en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion ».
Les dégâts et les conséquences
Les employés du Kokoriko ont découvert la scène de désastre en arrivant au restaurant aux alentours de 9 heures vendredi. Une traînée de poudre blanche recouvrait les tables, les murs, les sièges, et la vaisselle, les couverts et les verres étaient gravement endommagés et inutilisables. Les pompiers ont été appelés immédiatement, et il a été compris que l’établissement avait été la cible d’une projection à l’acide. Les investigations ont été confiées au 17e arrondissement de Paris, et le ou les auteurs encourent 15 ans de réclusion et 150 000 euros d’amende.
La réaction des autorités
La rédaction du Figaro a indiqué que le parquet de Paris a aussitôt ouvert une enquête pour « dégradation du bien d’autrui par un moyen dangereux », avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis « en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion ». Le ministre de l’Intérieur, Sébastien Lecornu, a souligné la nécessité de « nouvelles armes juridiques, y compris pour les réseaux sociaux » pour lutter contre l’antisémitisme. Une proposition de loi sur le sujet devrait être examinée « dès avril ».
Les prochaines étapes
L’enquête est en cours, et les autorités sont déterminées à identifier les responsables de cet acte de vandalisme et à les traduire en justice. La communauté juive de Paris a exprimé son inquiétude et sa solidarité avec les propriétaires du restaurant. Les prochaines étapes consisteront à poursuivre les investigations et à prendre des mesures pour prévenir de tels actes à l’avenir.
Les auteurs encourent 15 ans de réclusion et 150 000 euros d’amende.
