Le plan d’épargne retraite (PER) n’est pas le seul outil pour préparer sereinement ses vieux jours. Selon Le Figaro, plusieurs dispositifs d’épargne sous-estimés peuvent renforcer durablement les revenus une fois la vie active terminée. Assurance-vie, plan d’épargne en actions (PEA), immobilier locatif ou sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) offrent des alternatives pertinentes, à condition d’adopter une stratégie réfléchie et anticipée.

Ce qu'il faut retenir

  • L’assurance-vie reste le placement phare pour sa souplesse et sa disponibilité immédiate, même si sa performance dépend des supports choisis
  • Le PER, bien que populaire, ne suffit pas à lui seul pour sécuriser sa retraite
  • Les SCPI et l’immobilier locatif permettent de diversifier ses revenus sans gestion directe
  • Les fonds en euros et les unités de compte composent une assurance-vie, avec des rendements variables selon les profils
  • La sortie en rente ou en capital du PER devient un choix stratégique avec les nouvelles règles

L’assurance-vie, un outil polyvalent et accessible

Longtemps perçue comme un placement peu rentable par certains épargnants, l’assurance-vie reste pourtant l’un des piliers de la constitution d’un patrimoine. « Certains épargnants s’y montrent réfractaires car, selon eux, cela ne rapporte rien. Or, il faut rappeler qu’il s’agit d’une enveloppe juridique, et que la performance du contrat va dépendre des supports d’investissement sélectionnés », explique Karine Lecocq, ingénieur patrimonial chez Lazard Frères Gestion. Ce placement offre une grande flexibilité, avec la possibilité de retirer ses fonds à tout moment, contrairement à d’autres dispositifs bloqués jusqu’à la retraite.

Les contrats d’assurance-vie se structurent autour de deux grandes catégories : les fonds en euros, garantis en capital et peu risqués, et les unités de compte, qui permettent d’investir dans des actifs plus dynamiques comme les actions, les obligations ou les ETF (fonds indiciels cotés). Ces derniers, bien que plus volatils, offrent un potentiel de rendement supérieur sur le long terme, ce qui en fait un complément idéal pour préparer sa retraite.

Le PER, un incontournable… mais pas exclusif

Le PER s’est imposé comme le placement retraite par excellence, grâce à ses avantages fiscaux à l’entrée et à la sortie. Pourtant, selon Le Figaro, il ne doit pas être considéré comme une solution unique. « La retraite se prépare sur plusieurs décennies, et il est judicieux de diversifier ses sources de revenus pour limiter les risques », souligne Karine Lecocq. Les épargnants peuvent ainsi combiner PER, assurance-vie et autres dispositifs pour optimiser leur fiscalité et leur rendement.

Depuis les dernières réformes, le choix entre une sortie en capital ou en rente est devenu crucial. Les nouvelles règles incitent à anticiper ce moment, car il impacte directement le montant des revenus perçus. Bref, si le PER reste un outil puissant, il gagnera à être complété par d’autres placements pour une stratégie globale.

Immobilier locatif et SCPI : des revenus passifs à long terme

L’immobilier locatif et les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) représentent des alternatives intéressantes pour générer des revenus complémentaires à la retraite. Les SCPI, en particulier, permettent d’investir dans l’immobilier sans avoir à gérer soi-même un bien. « Les SCPI d’aujourd’hui n’ont plus grand-chose à voir avec celles d’hier », explique un expert cité par Le Figaro. Modernisées, elles ciblent désormais des secteurs porteurs comme les bureaux, les commerces ou même les logements étudiants, offrant des rendements locatifs attractifs.

L’immobilier locatif, quant à lui, offre une visibilité sur le long terme grâce aux loyers perçus. Cependant, il nécessite une gestion active ou le recours à une agence, ce qui peut représenter un frein pour certains épargnants. Les SCPI, en mutualisant les risques et les coûts, constituent donc une solution plus accessible pour ceux qui souhaitent diversifier leur patrimoine immobilier.

Le PEA, un placement boursier pour dynamiser son épargne

Moins cité que le PER ou l’assurance-vie, le plan d’épargne en actions (PEA) reste un outil méconnu mais efficace pour préparer sa retraite. Réservé aux résidents fiscaux français, il permet d’investir en bourse avec une fiscalité avantageuse après cinq ans de détention. « Le PEA est idéal pour ceux qui souhaitent profiter de la croissance des marchés actions tout en bénéficiant d’une fiscalité allégée », indique un conseiller financier interrogé par Le Figaro.

Contrairement à l’assurance-vie, le PEA est plafonné à 150 000 € de versements (300 000 € pour un couple), ce qui en fait un complément plutôt qu’un substitut aux autres placements. Son principal atout réside dans sa capacité à générer des plus-values à long terme, tout en offrant une grande liquidité après la période de blocage.

Et maintenant ?

Pour les épargnants qui souhaitent affiner leur stratégie, l’enjeu sera de combiner ces différents placements en fonction de leur profil de risque et de leurs objectifs. Les prochaines réformes fiscales, attendues d’ici la fin de l’année, pourraient encore modifier les règles du jeu. Il sera donc essentiel de suivre l’actualité pour adapter sa stratégie en conséquence.

Une chose est sûre : plus la préparation de la retraite est anticipée, plus les choix seront larges et les opportunités nombreuses. L’idéal reste de consulter un conseiller en gestion de patrimoine pour construire un plan sur mesure.

Tout dépend de votre profil. L’assurance-vie est souvent recommandée pour sa flexibilité, tandis que le PER offre des avantages fiscaux. Les SCPI et l’immobilier locatif sont adaptés à ceux qui recherchent des revenus passifs. Une combinaison de ces dispositifs est généralement la solution la plus équilibrée.

Le choix dépend de votre situation financière et de vos besoins futurs. La sortie en rente garantit un revenu à vie, tandis que le capital offre plus de liberté mais expose à un risque de longévité. Les nouvelles règles fiscales rendent ce choix encore plus stratégique, il est donc conseillé de se faire accompagner par un expert.