Des associations d'aide aux livreurs de repas ont porté plainte pour 'traite d'êtres humains' contre les plateformes Deliveroo et Uber Eats, dénonçant des conditions de travail précaires et des revenus de survie. Selon BFM Business, les deux géants de la livraison contestent ces accusations.
Ce qu'il faut retenir
- Plainte pour 'traite d'êtres humains' déposée par des associations d'aide aux livreurs contre Deliveroo et Uber Eats
- Les plateformes contestent les accusations de conditions de travail indignes
- Entre 70 000 et plus de 100 000 livreurs en France, majoritairement immigrés et sans titre de séjour
- Enquête révèle que les livreurs travaillent en moyenne 63 heures par semaine pour 1 480 euros bruts mensuels
Conditions de travail indignes dénoncées
Les associations, dont la Maison des livreurs à Bordeaux et la Maison des coursiers à Paris, dénoncent l'exploitation de travailleurs précaires, principalement immigrés. Les témoignages recueillis pointent des revenus de survie et des conditions de travail inacceptables, avec des livreurs parcourant de longues distances pour des rémunérations dérisoires.
Contestation des plateformes incriminées
Uber Eats rejette les accusations de la plainte, affirmant qu'elle ne repose sur aucun fondement. De son côté, Deliveroo conteste vigoureusement les intentions qui lui sont prêtées et refuse toute assimilation de son modèle à de l'exploitation ou de la traite humaine.