La République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays africains en discussion avec les États-Unis pour accueillir plus d’un millier d’Afghans actuellement bloqués au Qatar. Selon RFI, ces Afghans ont majoritairement travaillé aux côtés des forces américaines durant la guerre en Afghanistan, et leur situation reste en suspens depuis la prise de pouvoir des talibans en août 2021. Une coalition humanitaire, AfghanEvac, affirme que des négociations ont été engagées avec plusieurs États du continent africain, dont la RDC, pour organiser leur relocalisation.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 1 000 Afghans, ayant collaboré avec l’armée américaine, attendent une solution de relocalisation après leur évacuation forcée du Qatar.
- La RDC est l’un des pays africains en discussion avec Washington pour accueillir une partie de ces réfugiés.
- La coalition AfghanEvac, qui soutient ces Afghans, confirme l’existence de ces négociations en cours.
- La situation de ces Afghans reste précaire depuis la chute de Kaboul et la prise de pouvoir des talibans.
Un millier de Afghans en attente d’une issue
Ces Afghans, qui ont travaillé pour les forces américaines en Afghanistan, se trouvent aujourd’hui au Qatar dans l’attente d’une solution pérenne. Selon RFI, la majorité d’entre eux ont servi d’interprètes, de guides ou ont participé à des missions logistiques pour l’armée américaine. Leur statut reste incertain, car les États-Unis cherchent désormais à les relocaliser en dehors du Moyen-Orient, où les risques de représailles des talibans sont élevés. Plusieurs pays africains, dont la RDC, sont en lice pour accueillir une partie de ce contingent.
La RDC candidate à l’accueil de ces réfugiés
Le président de la coalition AfghanEvac, une organisation humanitaire dédiée à leur soutien, a confirmé à RFI que la RDC faisait bien partie des pays en discussion avec Washington. Aucune décision officielle n’a encore été annoncée, mais les négociations semblent avancées. «
Des échanges sont en cours avec plusieurs pays africains, dont la RDC, pour évaluer la faisabilité d’une relocalisation en Afrique subsaharienne», a-t-il indiqué. La question des conditions d’accueil et des garanties sécuritaires reste toutefois en suspens.
Un contexte marqué par l’instabilité en Afghanistan
Depuis la chute de Kaboul en août 2021 et l’arrivée au pouvoir des talibans, des milliers d’Afghans ayant travaillé avec les forces occidentales vivent dans l’incertitude. Beaucoup ont été évacués vers des pays tiers comme le Qatar, mais leur avenir reste flou. Les États-Unis, qui avaient promis une protection à ces collaborateurs, cherchent désormais des solutions alternatives. Selon RFI, d’autres pays africains, asiatiques et océaniens sont également sollicités pour participer à cet effort humanitaire.
Cette relocalisation soulève également des questions sur les capacités d’accueil des pays africains et les garanties offertes en matière de sécurité et d’intégration. Pour l’heure, aucune date précise n’a été fixée, mais l’urgence humanitaire pousse les négociations à avancer rapidement.
Les États-Unis ont des quotas stricts en matière d’immigration et de visas pour les réfugiés afghans. Après la chute de Kaboul, une partie de ces Afghans a été évacuée vers des pays tiers comme le Qatar en attendant une solution. Les États-Unis cherchent désormais à répartir cette charge avec d’autres pays, notamment en Afrique et en Asie, pour éviter une concentration des arrivées.