Les politiques natalistes mises en place par la Hongrie et l'Italie semblent ne pas produire les effets escomptés en termes de stimulation de la natalité. Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, a critiqué ces politiques dans une vidéo, soulignant que les femmes se voient pressées de faire des enfants en raison des mesures incitatives, sans pour autant que cela ne fonctionne. Ces pays, dirigés respectivement par Viktor Orbán et Giorgia Meloni, ont mis en place des mesures financières visant à encourager les naissances. En Hongrie, des avantages fiscaux et des prêts subventionnés sont accordés aux couples mariés avec enfant, tandis qu'en Italie, des incitations financières telles qu'un chèque mensuel par enfant ont été instaurées.

Parallèlement, la question de l'avortement est également un enjeu dans ces pays, avec une montée des mouvements anti-IVG. En Hongrie, bien que le droit à l'avortement soit garanti jusqu'à la douzième semaine de grossesse, des mesures contraignantes ont été mises en place, telles que l'obligation d'écouter les battements de cœur du fœtus avant un avortement. En Italie, malgré la légalité de l'IVG jusqu'à 90 jours de grossesse, des pressions sont exercées pour limiter le recours à cette pratique.

Cependant, malgré ces politiques incitatives et les restrictions en matière d'avortement, les données d'Eurostat montrent que la fécondité n'a pas augmenté de manière significative. En Hongrie, le nombre d'enfants par femme reste stable à 1,4, tandis qu'en Italie, il a diminué de 1,4 à 1,2 enfant par femme en dix ans. Ces chiffres placent l'Italie parmi les pays européens affichant les taux de fécondité les plus bas.

Ce qu'il faut retenir

  • Les politiques natalistes de la Hongrie et de l'Italie ne parviennent pas à augmenter significativement la natalité.
  • Les mesures incitatives financières mises en place n'ont pas l'effet escompté sur le nombre d'enfants par femme.
  • Les mouvements anti-IVG gagnent du terrain dans ces pays, malgré des législations relativement permissives.

Impact sur la natalité et perspectives

Les démographes soulignent que pour favoriser la natalité, il est essentiel de mettre en place des mesures permettant aux parents de concilier travail et vie de famille. Au-delà des incitations financières, c'est l'ensemble des politiques familiales qui peut réellement influencer le désir d'enfant. En Europe, la France se distingue par un taux de fécondité relativement élevé, soulignant l'importance des politiques publiques en la matière.

Et maintenant ?

Il reste à voir si les gouvernements hongrois et italiens ajusteront leurs politiques natalistes en prenant en compte les recommandations des experts en démographie. L'avenir de la natalité dans ces pays dépendra en grande partie de la capacité à offrir un environnement favorable à la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.