La procureure de la République anti-criminalité organisée, Vanessa Perrée, a mis en lumière une "porosité" entre le monde du rap et le grand banditisme, lors de son intervention sur France Inter le 31 mars 2026. Cette observation fait suite aux révélations du livre-enquête L'Empire paru en octobre dernier, ainsi qu'aux affaires récentes, dont la mise en examen du rappeur Gims pour "blanchiment en bande organisée".
Ce qu'il faut retenir
- Vanessa Perrée, procureure de la République anti-criminalité organisée, souligne une porosité entre le rap et le grand banditisme
- La procureure met en avant des liens entre des artistes de rap et des faits de trafic
- Cette connexion s'expliquerait par des relations préalables et une difficulté à s'éloigner de certains milieux
Des liens entre le rap et le grand banditisme
Selon Vanessa Perrée, il est important de ne pas généraliser en impliquant tous les artistes de rap dans des activités criminelles, mais il est indéniable qu'une certaine "porosité" existe. Elle a pris pour exemple l'utilisation d'argent provenant de concerts pour alimenter des circuits de financement illicites.
Cette connexion entre les rappeurs et le grand banditisme pourrait résulter de relations antérieures avec des individus impliqués dans des activités criminelles, combinées à une difficulté pour certains artistes à se détacher de leur milieu d'origine, selon les dires de la procureure.
Et maintenant ?
Il est probable que cette mise en examen de Gims et les révélations concernant la porosité entre le rap et le grand banditisme continueront d'alimenter les débats sur la relation entre la musique et le crime organisé. Il reste à voir comment les autorités et l'industrie musicale aborderont cette question à l'avenir.
