En ce moment, les versements au titre de l’intéressement et de la participation ont débuté. Selon nos confrères de Le Monde, chaque année, de plus en plus de salariés choisissent de placer ces sommes sur des supports responsables. En 2025, plus de 8 euros sur 10 d’encours d’épargne salariale alimentaient des fonds gérés en fonction de critères extra-financiers, tels que la protection de l’environnement ou le bien-être des salariés.
Ce qu'il faut retenir
- En 2025, plus de 80% des encours d'épargne salariale étaient investis dans des fonds responsables.
- Chaque entreprise doit proposer au moins un support solidaire, conformément à la loi Fabius de 2001.
- Depuis la loi Pacte de 2019, les salariés ont accès à un fonds d’investissement socialement responsable (ISR).
- Les fonds responsables ont connu une forte accélération post-Covid, avec une volonté des épargnants de donner plus de sens à leurs investissements.
La montée en puissance des fonds responsables
Chaque entreprise doit offrir au moins un support solidaire, avec une part de 10% à 15% du portefeuille allouée à des entités favorisant l’accès au logement, l’insertion, l’emploi ou l’inclusion. Cette obligation découle de la loi Fabius de 2001. Depuis 2019 et la loi Pacte, les salariés ont également accès à un fonds ISR excluant les entreprises de l’industrie fossile.
La directrice générale de l’Association française de la gestion financière (AFG), Laure Delahousse, souligne que le label ISR et l’épargne solidaire se sont largement développés grâce à l’épargne salariale, portée dès le départ par les organisations syndicales.
Un engagement croissant
Les syndicats ont créé en 2002 le label du Comité intersyndical de l’épargne salariale (CIES), qui identifie 91 fonds favorisant l’emploi de qualité, le dialogue social, la réduction des inégalités et la lutte contre les discriminations. Ces fonds représentent 28% de toute l’épargne des salariés et leurs encours progressent au même rythme que l'épargne salariale.
« Les fonds responsables ont connu une forte accélération après le Covid-19. Les épargnants veulent désormais des investissements ayant un impact mesurable sur la santé, l’emploi, l’eau ou le climat », explique Patrick Behanzin, directeur marketing de Natixis Interépargne.
Une évolution significative
Chez Natixis Interépargne, les encours des fonds durables et solidaires ont plus que doublé en dix ans, passant de 3,3 milliards d’euros en 2015 à 8,3 milliards aujourd’hui. Cette tendance illustre la volonté croissante des épargnants de donner du sens à leurs placements et de soutenir des initiatives responsables.
