Le choix de devenir propriétaire est un dilemme qui préoccupe de nombreux locataires, dont le choix finit par être tranché par un juge de paix implacable : leurs revenus. Selon nos confrères de Le Monde, nous avons cherché à savoir quel type de bien il est possible d'acheter en fonction de son budget, donc de son salaire.
Tout commence par le calcul de la mensualité maximale que l'on peut rembourser. D'après les préconisations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), celle-ci correspond à 35% des revenus. « Pour tenir compte de l'assurance de prêt, elle doit même être limitée à 33%.
En fonction de leurs revenus, les emprunteurs peuvent avoir accès à différents taux d'intérêt. Ainsi, nous avons pris un taux de 3,60% sur vingt-cinq ans pour un jeune ayant 1 500 euros de revenus mensuels et 3,40% pour un cadre avec 4 000 euros de revenus, explique Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer, le courtier en crédits ayant réalisé les simulations.
Le montant total du bien qu'il est possible d'acheter en fonction de la capacité d'emprunt et de l'apport est ensuite déterminé. Avec 1 500 euros de revenu net mensuel, un salaire de 1 500 euros net permet de rembourser 495 euros par mois (33% de 1 500 euros) et offre donc une capacité d'emprunt de 86 000 euros à 3,40% sur vingt ans.
Si l'acheteur dispose d'un apport de 20 000 euros, incluant les frais de notaire, il est possible de viser un bien à 95 000 euros. Ce petit budget est suffisant pour acheter 40 mètres carrés, à condition de viser des villes dont le prix au mètre carré s'élève au maximum à 2 375 euros. C'est le cas dans seulement treize des cinquante plus grandes villes de France d'après Meilleurs Agents, comme Nancy, Clermont-Ferrand, Limoges, Saint-Etienne ou encore Le Mans.
Il est possible de devenir propriétaire à moins de 100 000 euros : nous avons vendu récemment un 60 mètres carrés dans le centre du Mans pour 79 000 euros (frais d'agence inclus), sans travaux, mais avec un DPE en bas de fourchette, explique Aurélien Denéchère, cogérant de 27 agences l'Adresse en Pays de la Loire.
L'achat permet de profiter du levier du crédit puis de revendre quelques années plus tard pour viser un bien plus grand. « Il ne faut pas attendre d'avoir des revenus supérieurs, ou un apport plus élevé, sinon on n'achète jamais, » poursuit M. Denéchère.
Ce qu'il faut retenir
- Le montant maximal de la mensualité d'emprunt est de 33% des revenus.
- Les emprunteurs peuvent avoir accès à différents taux d'intérêt en fonction de leurs revenus.
- Un budget de 1 500 euros de revenu net mensuel permet de rembourser 495 euros par mois.
- Un apport de 20 000 euros permet de viser un bien à 95 000 euros.
- Il est possible de devenir propriétaire à moins de 100 000 euros.
Quel est le contexte historique ?
Le contexte historique est marqué par la crise financière de 2008, qui a entraîné une baisse des prix immobiliers et une augmentation des taux d'intérêt. Depuis lors, les prix immobiliers ont augmenté progressivement, tandis que les taux d'intérêt ont baissé.
Cependant, les dernières années ont vu une augmentation des prix immobiliers, en particulier dans les grandes villes, qui a rendu l'accès à la propriété plus difficile pour les jeunes et les personnes à revenus modeste.
Les politiques publiques ont été mises en place pour favoriser l'accès à la propriété, notamment la mise en place de programmes de soutien aux acheteurs, mais elles restent insuffisantes pour répondre à la demande.
Quels sont les enjeux ?
L'enjeu principal est de faire en sorte que les jeunes et les personnes à revenus modeste aient accès à la propriété, ce qui nécessite une politique publique évolutive pour répondre aux besoins.
Les enjeux sont multiples : favoriser l'accès à la propriété, réduire les inégalités, promouvoir la mobilité géographique, etc.
Les solutions à mettre en œuvre sont nombreuses : mise en place de programmes de soutien aux acheteurs, augmentation de la densité des zones urbaines, amélioration de l'offre de logements, etc.
Il est important de rester vigilant et d'analyser les enjeux et les solutions proposées pour faire en sorte que les politiques publiques répondent aux besoins de tous les citoyens.
La question de l'accès à la propriété est complexe et nécessite une approche nuancée et réaliste pour répondre aux besoins de tous les citoyens.
