Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le ministère du Travail à Paris à l'appel d'une intersyndicale pour dénoncer les décès au travail et réclamer des mesures concrètes afin de réduire les accidents et maladies professionnelles, selon Le Figaro. Cette mobilisation, initiée par la CGT, la FSU et Solidaires, s'est tenue à l'occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT, a souligné qu'il y avait actuellement une situation alarmante en France en matière de sécurité au travail, appelant à des actions concrètes pour faire baisser le nombre d'accidents.

Ce qu'il faut retenir

  • Rassemblement syndical à Paris pour dénoncer les morts au travail et réclamer des mesures de prévention
  • Revendications incluent l'augmentation du nombre d'agents de contrôle, la limitation des sous-traitants et le rétablissement des comités hygiène-sécurité supprimés
  • En 2024, 764 salariés relevant du régime général sont décédés d'un accident du travail en France
  • Appel à l'arrêt des stages de troisième et seconde après le décès d'un lycéen dans le Gard
  • Plan santé au travail 2026-2030 annoncé par le ministre du Travail, mettant l'accent sur la prévention

Les revendications des syndicats comprennent notamment une augmentation du nombre d'agents de contrôle du ministère du Travail, de l'inspection du travail et de l'Urssaf, ainsi que la limitation du recours aux sous-traitants. Ils réclament également le rétablissement des comités hygiène-sécurité (CHSCT) supprimés en 2017. En 2024, 764 salariés relevant du régime général ont perdu la vie suite à un accident du travail en France, dont 22 jeunes de moins de 25 ans, d'après les chiffres du ministère du Travail.

Après le tragique décès d'un lycéen dans le Gard lors d'un stage d'observation en entreprise, Alex Benoist de la FSU a appelé à la fin des stages de troisième et de seconde. Il a dénoncé l'approche du ministre du Travail, soulignant que la responsabilité revenait aux pouvoirs publics et aux employeurs, et non aux jeunes eux-mêmes. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a annoncé la présentation fin mai du plan santé au travail 2026-2030, mettant l'accent sur la prévention. Ce plan inclura des mesures visant à sensibiliser les stagiaires à la santé et la sécurité avant leur période d'observation en entreprise, ainsi qu'un guide sur la prévention des risques professionnels remis lors de la signature de leur convention de stage. Murielle Guilbert, co-déléguée générale de l'Union syndicale Solidaires, a déploré une augmentation des suicides liés à la souffrance au travail, pointant du doigt le manque de moyens des inspecteurs du travail pour agir.

Et maintenant ?

Le plan santé au travail 2026-2030 devrait être dévoilé fin mai, avec un accent particulier sur la prévention des risques professionnels. Les syndicats restent mobilisés pour faire pression en faveur de mesures concrètes visant à améliorer la sécurité au travail et réduire les accidents et maladies professionnelles.