Le groupe automobile Renault a publié un chiffre d'affaires qui a dépassé les attentes des analystes, grâce notamment aux ventes aux partenaires et à son activité de financement des ventes, selon BFM Bourse. Renault fait face à un environnement bien compliqué depuis le début de l'année, avec la concurrence des constructeurs automobiles chinois sur le Vieux continent et l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient.
Comme le rappelle régulièrement Citi, le groupe au losange est perçu comme la plus importante victime de l'offensive des constructeurs automobiles chinois sur le Vieux continent. Les investisseurs estiment globalement que Renault ne parviendra pas à atteindre ses objectifs de marge en raison de la concurrence inévitable sur les prix exercée par la Chine (et Stellantis) en Europe.
Ce qu'il faut retenir
- Renault a généré des revenus de 12,53 milliards d'euros au premier trimestre, en progression de 7,3% en données publiées et de 8,8% hors effets de changes.
- Les seuls revenus tirés de l'automobile ont grimpé de 8% hors effets de changes, à 10,807 milliards d'euros.
- Le groupe au losange a confirmé ses objectifs pour 2026, à savoir une marge opérationnelle d'environ 5,5% et un flux de trésorerie libre d'environ 1 milliard d'euros.
Les chiffres clés
Les ventes aux partenaires du groupe ont contribué positivement à la croissance à hauteur de 5,9 points de pourcentage, grâce à la production de véhicules, boites de vitesse et moteurs pour Nissan, ou la distribution de véhicules du chinois Geely au Brésil. Les prix ont eu un impact positif d'un point de pourcentage tandis que le « mix produit » a tiré les revenus à hauteur de 2,6 points de pourcentage.
Les services financiers de Renault ont par ailleurs dégagé des revenus de 1,72 milliard d'euros, en hausse de 13% sur un an, grâce notamment à la récente hausse des taux d'intérêt des dernières années. La société a par ailleurs indiqué avoir enregistré des prises de commandes à deux chiffres depuis le début de l'année 2026.
Les perspectives
« Le chiffre d'affaires a dépassé les prévisions du marché, et les commandes sont bonnes, notamment au sein de la division Dacia, dont les ventes ont été négatives au premier trimestre 2026, bien qu'elles aient été positives en mars. Le ton semble positif et devrait soutenir le cours de l'action », écrit Bernstein dans une note.
« Malgré un premier trimestre difficile en termes d'immatriculations en raison de facteurs ponctuels chez Dacia, Renault bénéficie d'une dynamique de produits solide sur l'ensemble de ses marques, soutenue par une progression à deux chiffres des prises de commandes depuis le début de l'année, tirée par les nouveaux produits et motorisations, avec une accélération significative dans le domaine des véhicules électriques », constate de son côté Citi.
En conclusion, Renault a dépassé les attentes des analystes avec des revenus supérieurs aux prévisions, mais les défis à venir sont nombreux et le groupe devra être vigilant pour maintenir sa position sur les marchés mondiaux.