Selon Franceinfo - Politique, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a dénoncé les réunions entre les grands patrons et le parti d'extrême droite ces dernières semaines. « Pour le patronat, l'argent n'a pas d'odeur », a-t-elle déclaré sur France Inter vendredi 1er mai, alors que Jordan Bardella, président du Rassemblement national, et Marine Le Pen, cheffe de file des députés RN, ont eu des réunions avec les grands patrons et le Medef ces dernières semaines.

La secrétaire générale de la CGT rappelle que « c'est sur cette logique-là que le patronat a collaboré en 1940 avec le régime de Vichy, en choisissant la meilleure stratégie pour l'intérêt de ses affaires ». Elle déplore donc une situation « extrêmement grave », parce que, selon elle, « il y a des choses plus importantes que les enjeux économiques », à savoir « la question de nos valeurs démocratiques et de nos principes ».

Ce qu'il faut retenir

  • Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, dénonce les réunions entre les grands patrons et le Rassemblement national.
  • Le patronat a rencontré Jordan Bardella et Marine Le Pen ces dernières semaines.
  • La CGT considère cette attitude comme « extrêmement grave » et dénonce la priorité donnée aux intérêts économiques sur les valeurs démocratiques.

Les rencontres entre le Rassemblement national et le patronat

En mars, Marine Le Pen avait déjeuné avec le président du Medef, Patrick Martin. Un format d’entrevue rare, en tête-à-tête, leur dernière rencontre datait d’il y a deux ans. Puis le 7 avril, la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale avait partagé un dîner avec un groupe de grands patrons, parmi lesquels Bernard Arnault (LVMH), Patrick Pouyanné (TotalEnergies), les dirigeants d'Accor, Engie, Renault et Capgemini, ou encore Cyrille Bolloré.

Enfin, le 20 avril, c'est Jordan Bardella qui s'est entretenu pendant plus de deux heures avec le bureau exécutif du Medef lors d'un déjeuner. Avant cette dernière rencontre, le chef du parti et la cheffe de file des députés RN avaient publié une lettre dans laquelle ils indiquaient vouloir « associer » les chefs d'entreprise « à leur réflexion visant à identifier et à lever les verrous normatifs qui freinent le développement économique de la France ».

Les réactions de la CGT et d'autres organisations

La CGT n'est pas la seule organisation à réagir à ces rencontres. La FSU, par exemple, a déclaré qu'il est « impossible de laisser le RN s'emparer du 1er-Mai », et a appelé à la mobilisation contre le meeting de Marine Le Pen et Jordan Bardella à Mâcon.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment ces rencontres entre le Rassemblement national et le patronat vont évoluer et quels enjeux ils vont soulever. La CGT et d'autres organisations vont-elles continuer à dénoncer ces rencontres et à demander des comptes au patronat ? Les prochaines semaines seront certainement décisives pour comprendre les conséquences de ces rencontres.

En conclusion, les rencontres entre le Rassemblement national et le patronat ont suscité de vives réactions de la part de la CGT et d'autres organisations. Il est important de suivre de près ces développements pour comprendre les enjeux et les conséquences de ces rencontres.