Initialement prévue pour 2025 puis reportée à mars 2026, l'entrée en vigueur de la taxe PFAS a été à nouveau retardée par Matignon au 1er septembre 2026, réduisant les recettes fiscales de l'industrie chimique. Selon la Cellule investigation de Radio France, cette redevance visant à faire contribuer les industriels émetteurs de PFAS tout en soutenant les collectivités face aux coûts de dépollution a été repoussée, impactant les finances.
Ce qu'il faut retenir
- L'entrée en vigueur de la taxe PFAS reportée à septembre 2026 par Matignon
- Un mécanisme de pollueur-payeur instauré par une loi pour taxer les PFAS à hauteur de 100 euros pour 100 grammes rejetés
- Des millions d'euros d'économies pour les entreprises avec le report de l'entrée en vigueur
Une loi pour taxer les polluants éternels
Adoptée en février 2025 et portée par Nicolas Thierry, cette loi vise à taxer les PFAS, reconnus pour leurs effets néfastes sur la santé. Malgré son adoption, les industriels n'ont toujours pas payé, la publication du décret nécessaire étant constamment repoussée.
Un calendrier instable et des débats politiques
Après plusieurs reports, un amendement adopté pour une entrée en vigueur en mars 2026 a été remis en question par Matignon, retardant de nouveau la taxe. Les débats entre les ministères ont abouti à un report au 1er septembre 2026, offrant une visibilité aux industriels mais suscitant des critiques pour favoriser leurs intérêts au détriment de la santé publique.
