Le 23 février 2026, la Cour pénale internationale (CPI) a entamé les audiences sur un éventuel procès de Rodrigo Duterte, l'ancien président des Philippines, accusé de crimes contre l'humanité. Selon le procureur adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang, Rodrigo Duterte a « autorisé des meurtres » et « sélectionné personnellement » certaines des victimes de sa guerre contre la drogue.
Les audiences, qui se déroulent à La Haye, aux Pays-Bas, constituent « un rappel que les puissants ne sont pas au-dessus de la loi », a déclaré Mame Mandiaye Niang. Rodrigo Duterte, qui a dirigé les Philippines de 2016 à 2022, est accusé de trois chefs d'accusation, notamment la participation présumée à 19 meurtres commis entre 2013 et 2016, lorsqu'il était maire de la ville de Davao.
Les accusations contre Rodrigo Duterte
Les accusations contre Rodrigo Duterte sont liées à sa guerre contre la drogue, qui a conduit à la mort de dizaines de milliers de personnes, pour la plupart pauvres, tuées par des policiers et des groupes d'autodéfense, souvent sans qu'il soit prouvé qu'elles étaient liées au monde de la drogue. Le procureur adjoint de la CPI a déclaré que les meurtres reprochés dans le cadre de la présente procédure ne représentaient « qu'une fraction » du nombre réel de personnes tuées.
Les groupes de défense des droits humains estiment que les exécutions extrajudiciaires liées à la campagne antidrogue de Rodrigo Duterte ont conduit à la mort de dizaines de milliers de personnes. Les Philippines ont quitté la CPI en 2019, sur instructions de Rodrigo Duterte, mais la Cour a jugé qu'elle conservait sa compétence pour les crimes présumés commis dans le pays entre 2011 et 2019.
Les réactions aux accusations
Les réactions aux accusations contre Rodrigo Duterte sont mitigées. Patricia Enriquez, une chercheuse de 36 ans, a déclaré que c'était un « moment historique » pour les victimes. « C'est émouvant. C'est porteur d'espoir. C'est aussi très douloureux », a-t-elle ajouté. En revanche, Aldo Villarta, un chef cuisinier de 35 ans, a déclaré que le fait qu'un tribunal international juge leur ancien dirigeant était une « gifle » pour les Philippines.
L'avocat de Rodrigo Duterte, Nicholas Kaufman, a déclaré que son client nie ces accusations. Les quatre jours d'audiences ont démarré le 23 février 2026 et la Cour aura soixante jours pour communiquer sa décision.
Les enjeux du procès
Les enjeux du procès contre Rodrigo Duterte sont importants. Il s'agit de déterminer si l'ancien président des Philippines sera jugé pour crimes contre l'humanité. Les audiences constituent un « rappel que les puissants ne sont pas au-dessus de la loi », a déclaré Mame Mandiaye Niang.
Le procès contre Rodrigo Duterte est également un test pour la Cour pénale internationale, qui doit montrer qu'elle est capable de juger les puissants. Les Philippines ont quitté la CPI en 2019, mais la Cour a jugé qu'elle conservait sa compétence pour les crimes présumés commis dans le pays entre 2011 et 2019.
Les questions en suspens
Le procès contre Rodrigo Duterte laisse plusieurs questions en suspens. Quelle sera la décision de la Cour pénale internationale ? Rodrigo Duterte sera-t-il jugé pour crimes contre l'humanité ? Les Philippines vont-elles coopérer avec la Cour pour mettre fin à l'impunité des auteurs de crimes contre l'humanité ?
Ces questions seront résolues dans les prochaines semaines, lorsque la Cour pénale internationale rendra sa décision. En attendant, les audiences contre Rodrigo Duterte sont un rappel que les puissants ne sont pas au-dessus de la loi et que la justice internationale est capable de les juger.
Les chefs d'accusation contre Rodrigo Duterte sont liés à sa guerre contre la drogue, qui a conduit à la mort de dizaines de milliers de personnes. Il est accusé de trois chefs d'accusation, notamment la participation présumée à 19 meurtres commis entre 2013 et 2016, lorsqu'il était maire de la ville de Davao.
Rodrigo Duterte nie les accusations, selon son avocat Nicholas Kaufman. Les quatre jours d'audiences ont démarré le 23 février 2026 et la Cour aura soixante jours pour communiquer sa décision.
