Vous vous demandez comment certains clubs de rugby parviennent à attirer et à garder les meilleurs joueurs ? Eh bien, on pourrait se demander si tout est parfaitement transparent dans les coulisses du Stade Toulousain. D'après nos confrères de L'Équipe, des contrats de droit à l'image des deux internationaux du Stade Toulousain, Antoine Dupont et Anthony Jelonch, sont mis en cause dans une enquête récente.
Les faits
Il semblerait que ces deux joueurs ont signé des contrats de droit à l'image avec l'entreprise spécialisée dans les services aéroportuaires 3S-Alyzia, sponsor du Stade toulousain. Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que l'utilisation de ces images par l'entreprise est plus que discrète. Résultat des courses : Antoine Dupont a touché plus de 1,5 million d'euros, et Anthony Jelonch, 170 000 euros.
On se pose naturellement des questions sur la régularité de ces contrats. Autant dire que le Stade Toulousain a déjà eu à faire face à des soupçons de non-respect du plafond salarial. Et puis, il y a eu l'affaire du transfert de Melvyn Jaminet, qui a valu au club une « contribution » financière de 1,3 million d'euros à la LNR.
Le salary cap en question
Le sujet concerne aussi le salary cap, ce plafond salarial imposé aux clubs du Top 14. Celui-ci comprend les salaires rétribués, mais aussi les prestations versées par des partenaires d'un club à des joueurs. Le versement de paiement de droit à l'image plutôt que du salaire « permettrait au club d'économiser des cotisations Urssaf et aux joueurs d'échapper à l'impôt sur le revenu », relève L'Équipe.
(Et on se demande, entre parenthèses, comment les instances du rugby peuvent laisser passer de telles pratiques.) Le Stade Toulousain, club le plus titré du rugby français, s'est déjà fait épingler plusieurs fois pour non-respect du plafond salarial. Alors, on pourrait se demander si ces contrats de droit à l'image ne sont pas une façon de contourner les règles.
Les conséquences
Le quotidien sportif L'Équipe affirme enfin que les sommes correspondant pour Antoine Dupont au rôle d'ambassadeur de Fiducial, autre sponsor du Stade toulousain, n'ont pas été déclarées dans le salary cap. Le Stade Toulousain, actuel triple tenant du titre du Top 14, s'est déjà fait épingler pour non-respect du plafond salarial. Et puis, il y a eu la décision du conseil de discipline du rugby français, qui a infligé au club deux points de pénalité pour la saison en cours.
Le truc, c'est que ces soupçons de contrats de droit à l'image pourraient avoir des conséquences importantes pour le Stade Toulousain. On pourrait assister à une nouvelle enquête, à des sanctions plus sévères... Bref, l'avenir du club est incertain, et on ne peut qu'attendre la suite des événements.
Conclusion
Alors, qu'est-ce que tout cela signifie pour le rugby français ? Eh bien, on pourrait se demander si les instances du rugby sont suffisamment vigilantes pour empêcher ce type de pratiques. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les soupçons de contrats de droit à l'image qui entachent le Stade Toulousain sont inquiétants. Et puis, il y a la question de la transparence : est-ce que les clubs de rugby doivent être plus transparents dans leurs pratiques ?
On ne peut qu'attendre la suite des événements pour voir comment cette affaire va se dénouer. Mais une chose est sûre : le rugby français a besoin de transparence et d'équité pour continuer à attirer les fans et à maintenir sa réputation.
Le salary cap est le plafond salarial imposé aux clubs du Top 14. Il comprend les salaires rétribués, mais aussi les prestations versées par des partenaires d'un club à des joueurs.
Les conséquences pourraient être importantes, allant de l'inflation des sanctions à une perte de points en championnat.
Les instances du rugby pourraient renforcer les contrôles et les sanctions pour les clubs qui ne respectent pas les règles. Elles pourraient également demander plus de transparence aux clubs concernant leurs pratiques.