Imaginez. Vous êtes seul le 14 février. Pas de bouquet de roses, pas de dîner aux chandelles. Juste vous, votre canapé et peut-être un film de Netflix. Mais attention, vous n'êtes pas juste célibataire. Vous êtes un paria social. C'est le scénario glaçant que révèle une étude historique qui secoue les certitudes.

Romain Huret, historien français, a passé des années à fouiller les archives américaines. Son obsession ? Comprendre comment la société a traité les célibataires de la fin du XIXe siècle aux années 80. Spoiler : c'est pas joli joli.

Le célibat, une maladie sociale ?

On pourrait croire que la stigmatisation des célibataires est une invention récente. Détrompez-vous. Dès 1880, les États-Unis considèrent le célibat comme un problème de santé publique. (Oui, vous avez bien lu.) Les médecins de l'époque diagnostiquaient même une "maladie du célibat" avec des symptômes aussi flous que "l'ennui" ou "l'oisiveté".

Résultat des courses : les célibataires étaient souvent considérés comme des marginaux, des asociaux. Pire, ils étaient accusés de tous les maux : criminalité, alcoolisme, même la dépression économique ! Autant dire que la pression sociale était énorme.

Mais le pire, c'est que cette stigmatisation touchait aussi bien les hommes que les femmes. Les femmes célibataires étaient souvent perçues comme des "vieilles filles" aigries, tandis que les hommes célibataires étaient vus comme des bons à rien. (Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'imagination des gens de l'époque était limitée.)

La Saint-Valentin, arme de discrimination massive

La Saint-Valentin, cette fête commerciale qui nous vend du rêve en barres de chocolat, a une histoire bien plus sombre. Saviez-vous qu'elle a été inventée pour rappeler aux célibataires leur "échec" social ?

D'après nos confrères de Libération, les cartes de Saint-Valentin du début du XXe siècle étaient souvent des moqueries à peine voilées. "Cher célibataire, voici une carte pour te rappeler que tu es seul", pouvait-on lire. (Ouch.)

Et puis, il y a les chiffres. En 1920, seulement 8% des adultes américains étaient célibataires. Aujourd'hui, on est à 50%. Autant dire que la société a bien changé. Mais la stigmatisation, elle, a la vie dure.

Prenez les publicités. Même aujourd'hui, elles nous vendent du bonheur en couple. (Vous savez, ces pubs où le mec et la meuf sourient en mangeant des céréales ?) Résultat : on se sent tous un peu nul quand on est seul le 14 février.

Et aujourd'hui, on en est où ?

On pourrait se demander si la situation a vraiment changé. La réponse est... compliquée.

D'un côté, le célibat est plus accepté. On a des séries comme "Sex and the City" qui célèbrent la vie de célibataire. (Merci, Carrie Bradshaw.) De l'autre, la pression sociale est toujours là. Les sites de rencontre nous bombardent de messages du style "Trouvez l'amour maintenant !" (Comme si c'était aussi simple qu'un clic.)

Et puis, il y a les chiffres. Selon une étude récente, 60% des Français célibataires se sentent jugés par leur entourage. (Merci, tonton Jean.)

Le truc, c'est que la société a du mal à accepter que certaines personnes choisissent de rester célibataires. (Oui, ça existe.) Autant dire que le chemin est encore long.

Et si on changeait de perspective ?

Et si, au lieu de voir le célibat comme un échec, on le voyait comme une opportunité ?

Les célibataires ont plus de temps pour eux, pour leurs passions, pour leurs amis. (Vous avez déjà essayé de regarder un film sans que votre moitié vous demande de changer de chaîne ? C'est le paradis.)

Et puis, il y a l'argent. Les célibataires économisent en moyenne 1 500 euros par an. (Merci, économies.)

Bref, le célibat, ce n'est pas une malédiction. C'est juste une autre façon de vivre. Et la Saint-Valentin, ce n'est pas une obligation. C'est juste une fête. (Une fête commerciale, mais une fête quand même.)

Alors, cette année, si vous êtes seul le 14 février, souvenez-vous : vous n'êtes pas un paria. Vous êtes juste vous. Et c'est déjà pas mal.

La société a toujours eu peur de ce qu'elle ne comprend pas. Le célibat, c'est l'inconnu. C'est la peur de l'isolement, de la solitude. Et puis, il y a la pression sociale. On nous vend du bonheur en couple depuis des siècles. Résultat : on a du mal à accepter que certaines personnes choisissent une autre voie.

La première chose à faire, c'est de se rappeler que vous n'êtes pas seul. Des millions de personnes sont célibataires. Et puis, il faut apprendre à dire non. Non aux questions indiscrètes, non aux pressions familiales. Et surtout, il faut se rappeler que le bonheur, ce n'est pas une question de statut marital. C'est une question de choix.

Les avantages du célibat sont nombreux. D'abord, il y a la liberté. La liberté de faire ce que vous voulez, quand vous voulez. Ensuite, il y a le temps. Le temps pour soi, pour ses passions, pour ses amis. Et puis, il y a l'argent. Les célibataires économisent en moyenne 1 500 euros par an. (Merci, économies.)