Deux semaines seulement après l’élimination de l’Italie à la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord, la Fédération italienne de football (FIGC) s’apprête à élire un nouveau président pour succéder à Gabriele Gravina, contraint à la démission dans la foulée de cet échec. Selon Ouest France, les clubs de Serie A ont massivement apporté leur soutien à la candidature de Giovanni Malagò, figure du sport italien et ancien président du Comité olympique italien.

Ce soutien unanime des clubs, qui représente une force politique majeure dans le football national, place Malagò en position de favori pour le scrutin qui s’annonce serré. La FIGC, déjà fragilisée par des années de résultats sportifs décevants et des tensions internes, doit désormais choisir un dirigeant capable de redonner un nouveau souffle à une équipe nationale en crise.

Ce qu'il faut retenir

  • Démission de Gabriele Gravina : le président de la FIGC a quitté ses fonctions immédiatement après la non-qualification de l’Italie à la Coupe du monde 2026.
  • Soutien des clubs de Serie A : l’ensemble des clubs ont plébiscité la candidature de Giovanni Malagò, renforçant ses chances à l’élection.
  • Élection à venir : le scrutin pour désigner le nouveau président de la FIGC doit se tenir dans les prochaines semaines, dans un contexte de crise sportive et institutionnelle.
  • Giovanni Malagò en tête : l’ancien président du Comité olympique italien est perçu comme un candidat capable de rassembler et de réformer la fédération.

Un contexte sportif et politique tendu

La non-qualification de l’Italie à la Coupe du monde 2026, une première depuis 1958, a marqué un tournant dans l’histoire du football italien. Selon les observateurs, cette contre-performance reflète à la fois des problèmes structurels au sein de la FIGC et un manque de compétitivité de la Squadra Azzurra, habituée à figurer parmi les meilleures nations mondiales. Dès l’annonce du résultat, les critiques se sont multipliées contre la gestion de Gravina, accusé de ne pas avoir su moderniser les structures ou relancer les jeunes talents.

Dans ce climat de défiance, la candidature de Malagò, qui a dirigé le Comité olympique italien de 2013 à 2021, apparaît comme une planche de salut pour une fédération en quête de stabilité. Son profil, à la fois sportif et médiatique, pourrait permettre de restaurer une image ternie par des années de résultats en demi-teinte.

Qui est Giovanni Malagò ?

Né en 1959 à Rome, Giovanni Malagò a bâti sa carrière dans le sport et la politique. Après des études en économie, il s’est engagé dans le milieu olympique, devenant président de la Fédération italienne de canoë en 1993, puis du Comité national olympique italien en 2013. Son mandat à la tête du CONI a été marqué par une volonté de professionnaliser le sport italien et de renforcer son rayonnement international.

Malagò a également été député à la Chambre des députés entre 2001 et 2006, sous l’étiquette du parti Forza Italia. Son expérience politique et sportive en fait un candidat crédible pour diriger une fédération en pleine reconstruction. « Je connais les défis du sport italien, et je sais que nous devons agir rapidement pour redonner confiance aux supporters », a-t-il déclaré à la presse locale.

Les enjeux d’une élection cruciale

Le prochain président de la FIGC devra relever plusieurs défis majeurs. En premier lieu, il devra restaurer la crédibilité de la fédération, mise à mal par des années de gestion contestée et de résultats sportifs décevants. Les supporters italiens, traditionnellement exigeants, attendent des mesures concrètes pour relancer la Squadra Azzurra, notamment en matière de formation des jeunes et de modernisation des infrastructures.

Sur le plan sportif, l’objectif est clair : retrouver une place parmi les meilleures équipes européennes et mondiales. La prochaine échéance, l’Euro 2028 organisé conjointement par l’Italie et la Turquie, représente une opportunité à ne pas manquer. Un échec dans cette compétition pourrait sceller le sort de tout nouveau dirigeant.

Et maintenant ?

Le calendrier électoral de la FIGC n’a pas encore été officiellement publié, mais les observateurs s’attendent à ce que le scrutin se tienne d’ici la fin du mois d’avril ou le début mai 2026. Plusieurs candidats pourraient se déclarer d’ici là, bien que Malagò parte avec une longueur d’avance grâce au soutien des clubs de Serie A. Une victoire de sa part pourrait marquer le début d’une nouvelle ère, à condition qu’il parvienne à rassembler au-delà des clivages traditionnels.

Quels que soient les résultats, une chose est sûre : le football italien ne peut plus se permettre d’attendre. La pression des supporters, des médias et des sponsors est trop forte pour tolérer une nouvelle période de stagnation. La FIGC devra faire preuve d’audace pour redonner à l’Italie la place qui lui revient dans le paysage footballistique mondial.

Le futur président devra avant tout rétablir la crédibilité de la fédération, relancer la Squadra Azzurra après l’échec en Coupe du monde, moderniser les infrastructures et relancer la formation des jeunes talents. Il devra également gérer les tensions internes et restaurer la confiance des supporters, très critiques après des années de résultats décevants.