Et si le futur du fret passait par les rails ? Le Japon, pionnier des trains à grande vitesse, vient de lancer une initiative qui pourrait bien révolutionner la logistique. Imaginez : des colis filant à 300 km/h, livrés frais et ponctuels. Autant dire que ça donne envie de creuser le sujet.
Un Shinkansen 100% dédié au fret
Depuis mars 2026, une rame entière du Shinkansen relie Morioka à Tokyo, mais cette fois, pas de passagers à bord. Non, ici, on parle fret. 1.000 colis par trajet, principalement des produits de la mer, des fournitures médicales et même des poissons d'ornement. (Oui, vous avez bien lu : des poissons qui voyagent en grande vitesse.)
Le train, autrefois réservé aux voyageurs, a été entièrement repensé. Adieu les sièges, bonjour les sols antidérapants et les systèmes d'arrimage. Les opérations de chargement et déchargement se font dans des dépôts ferroviaires proches des gares. Pratique, non ?
Le truc, c'est que cette idée n'est pas sortie de nulle part. Depuis la crise du Covid, Japan Rail testait déjà le transport de colis dans ses trains voyageurs. Résultat des courses : ça a marché. Du coup, ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Littéralement.
Pourquoi le Japon mise sur le fret ferroviaire
Plusieurs facteurs expliquent cet engouement pour le fret ferroviaire. D'abord, la pénurie de chauffeurs routiers qui sévit un peu partout. Ensuite, la demande croissante pour des livraisons rapides de produits périssables. Et puis, il y a la pression pour réduire les émissions de carbone. (Parce que oui, le train, c'est plus écologique que le camion.)
Mais Japan Rail ne compte pas s'arrêter là. Ils prévoient même de fabriquer un Shinkansen neuf en version cargo. Et pourquoi pas augmenter le nombre de liaisons ? Le but ? Mieux connecter le fret ferroviaire avec le fret aérien. Depuis début 2026, une solution logistique intégrée relie le réseau Shinkansen aux vols cargo internationaux de Japan Airlines. Singapour, Hong Kong, Kuala Lumpur, Taïwan... Les colis voyagent loin, et vite.
D'après nos confrères de BFM Business, cette initiative pourrait bien inspirer d'autres pays. Et la France dans tout ça ?
Et en France, on en est où ?
Chez nous, le transport de colis en TGV existe déjà, mais de manière plus discrète. Amazon a signé un partenariat avec la SNCF pour transporter des colis entre Paris et Lyon. Les paquets voyagent dans une soute fermée de la locomotive, sans empiéter sur les espaces voyageurs. Environ 1.000 colis par trajet, et plus d'un demi-million de colis ont déjà voyagé en 2025. Pas mal, non ?
Mais on est loin des ambitions japonaises. Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, des TGV postaux sillonnaient la France. Vous vous souvenez de ces rames jaunes qui transportaient lettres et colis pour La Poste ? Lancés en 1984, ils ont fini par disparaître en 2015, victimes de la baisse du courrier et de la concurrence d'Internet. Dommage, non ?
Alors, et si la France s'inspirait du Japon pour relancer le fret ferroviaire ? Après tout, nos TGV ne roulent pas à moitié vides. Et puis, avec la crise climatique, il serait temps de repenser la logistique. Vous en pensez quoi, vous ?
Le fret ferroviaire, une solution d'avenir ?
Le Japon montre l'exemple, mais d'autres pays pourraient bien suivre. Le fret ferroviaire, c'est rapide, écologique, et ça soulage les routes. Reste à savoir si les entreprises sont prêtes à sauter le pas. Et vous, seriez-vous prêt à attendre un colis qui a voyagé en Shinkansen ?
Plusieurs raisons expliquent ce choix. D'abord, la pénurie de chauffeurs routiers, ensuite la demande croissante pour des livraisons rapides de produits périssables, et enfin, la pression pour réduire les émissions de carbone. Le train, c'est rapide, écologique, et ça soulage les routes.
En France, Amazon a signé un partenariat avec la SNCF pour transporter des colis entre Paris et Lyon. Les paquets voyagent dans une soute fermée de la locomotive, sans empiéter sur les espaces voyageurs. Environ 1.000 colis par trajet, et plus d'un demi-million de colis ont déjà voyagé en 2025.
Les TGV postaux ont été lancés en 1984 pour transporter lettres et colis pour La Poste. Mais avec la baisse du courrier et la concurrence d'Internet, ils ont fini par disparaître en 2015. Dommage, non ?