La NASA a révélé que le vaisseau Starship de SpaceX accuse un retard de deux ans dans le cadre du programme Artemis visant à retourner sur la Lune. Contrairement à l'époque d'Apollo où une seule fusée suffisait, la nouvelle approche nécessite une logistique complexe.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Starship lunaire de SpaceX a deux ans de retard selon la NASA
  • Un alunissage avec Starship nécessiterait plus de 11 lancements pour constituer un dépôt de carburant en orbite basse
  • Le transfert cryogénique de méthane et d'oxygène à des températures extrêmement basses représente un défi majeur

Un défi technologique de taille

Le vaisseau Starship est au cœur du projet Artemis, où SpaceX doit fournir l'atterrisseur lunaire. Cependant, un rapport officiel de la NASA souligne un retard de deux ans dans le développement du Starship depuis la signature du contrat en 2021.

Une logistique ahurissante à mettre en place

Le véritable défi logistique réside dans la nécessité de lancer plus de 11 vaisseaux en orbite terrestre basse pour permettre un alunissage avec le Starship. Ce processus implique un ballet orbital complexe, comprenant un dépôt de carburant, des ravitailleurs et l'atterrisseur lui-même.

Des défis techniques et temporels à relever

Le transfert de méthane et d'oxygène liquides à des températures extrêmement basses (-150 °C) pose des défis technologiques majeurs. De plus, la nécessité de réaliser cette opération dans une orbite terrestre basse déjà encombrée ajoute une dimension supplémentaire à la complexité du projet.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour SpaceX incluent la réalisation du test de transfert de carburant en juin. Cependant, la NASA a prévu un test intermédiaire en 2027 avant le voyage vers la Lune, afin de s'assurer de la maturité des technologies impliquées.