Selon nos confrères de BFM Bourse, le spécialiste du génie mécanique Spie a livré des résultats annuels qui ont été qualifiés de « un peu faibles » par l'analyste Jefferies. Le groupe a également annoncé que son directeur général, Gauthier Louette, passerait la main en avril prochain. Spie n'est pas l'action la plus chatoyante de la Bourse de Paris, mais son récent parcours boursier a de quoi intriguer.
L'an passé, le spécialiste du génie mécanique et des services multi-techniques a vu son action bondir de 64%. Spie a notamment bénéficié des annonces autour du plan de relance massive de l'Allemagne dans les infrastructures. Le pays d'outre-Rhin est devenu l'an passé le premier marché de la société devant la France, représentant 35% de ses revenus et 36% de son résultat opérationnel ajusté retraité de certains éléments (Ebita), contre 32% et 30% respectivement pour l'Hexagone.
Ce qu'il faut retenir
- Spie a livré des résultats annuels jugés « un peu faibles » par l'analyste Jefferies.
- Le groupe a annoncé que son directeur général, Gauthier Louette, passerait la main en avril prochain.
- Spie a bénéficié des annonces autour du plan de relance massive de l'Allemagne dans les infrastructures.
- L'Allemagne représente 35% des revenus de Spie et 36% de son Ebita.
Les résultats de Spie
Les résultats annuels de Spie ont démontré qu'il ne s'agissait que d'un accident de parcours, puis la société a réussi sa journée dédiée aux investisseurs. À l'issue de ce dernier évènement, organisé en mars, Stifel jugeait que Spie avait « rassuré le marché » avec des cibles de moyen terme légèrement supérieures au consensus (la prévision moyenne des analystes). La hausse du cours de Spie est telle qu'avec une capitalisation boursière de 8,17 milliards d'euros et un flottant (la part du capital qui s'échange librement) de 90%, Spie constitue un prétendant sérieux à une entrée sur le CAC 40.
Le groupe a également annoncé que son directeur général, Gauthier Louette, passerait la main en avril prochain. La succession sera assurée par Markus Holze, actuel directeur général de Spie Allemagne, Autriche et Suisse, qui deviendra donc directeur général. Gauthier Louette avait rejoint Spie en 1986 en tant qu'ingénieur de chantier avant de devenir directeur général dès 2003, poste qu'il aura donc occupé pendant plus de 20 ans, puis PDG en 2010.
Les perspectives de Spie
Pour 2026, Spie n'a pas donné d'objectif chiffré, déclarant simplement viser « une forte croissance totale » et une « expansion de sa marge d'Ebita ». Jefferies écrit que ces indications sont « conformes au ton conservateur habituel de la direction ». Le groupe a par ailleurs relevé sa cible de marge d'Ebita à l'horizon 2028 pour la porter à 8% contre « au moins 7,7% » auparavant.
UBS préfère retenir le bon de cette publication, appréciant l'accélération de la croissance en Allemagne et la poursuite de l'accroissement des marges. « Malgré un contexte économique incertain, notamment en France, et des effets de phasing pour le High Voltage (des effets de calendrier d'exécution de projets dans la haute tension, NDLR), la croissance organique en Europe reste soutenue pour la transition énergétique. Spie bénéficie, par ailleurs, d’un contexte concurrentiel atomisé permettant de saisir des opportunités de croissance externe 'bolt-on' (des acquisitions stratégiques de petite taille, NDLR) à des prix raisonnables », tranche Oddo BHF.
En conclusion, les résultats annuels de Spie ont été jugés « un peu faibles » par l'analyste Jefferies, mais la société reste un prétendant sérieux à une entrée sur le CAC 40. Les perspectives de Spie pour 2026 sont encourageantes, mais la société devra faire face aux défis économiques et concurrentiels qui se posent à elle.
