Selon nos confrères de Numerama, une image prise par l'astronaute américain Don Pettit depuis la Station spatiale internationale (ISS) montre des traînées lumineuses témoignant de la présence des satellites Starlink. Cette photo, partagée le 23 février 2026 sur les réseaux sociaux, est impressionnante et montre l'omniprésence de ces engins en orbite. C'est un cliché qui semble tout droit sorti d'un film de science-fiction ou d'une IA générative en roue libre.
En réalité, rien de paranormal là-dedans. Il s'agit simplement d'une photo avec un temps d'exposition assez long pour visualiser le déplacement des satellites, le temps de la prise de vue. En raison du déplacement de l'ISS autour de la Terre, les lumières situées en bas sont les éclairages urbains, visibles depuis la station, tandis que celles du haut sont les traces laissées par les satellites Starlink. L'astronaute Don Pettit a commenté : « L'augmentation de l'activité de Starlink est visible depuis l'ISS ! »
Ce qu'il faut retenir
- SpaceX souhaite mettre un million de satellites en orbite
- Une consultation publique est ouverte jusqu'au 6 mars 2026
- Les astronomes et les ONG alertent sur les risques pour le ciel nocturne et l'environnement orbital
Le projet Starlink
Le projet Starlink de SpaceX prévoit de mettre en orbite un million de satellites pour offrir un accès à Internet à haute vitesse partout dans le monde. Selon le site SatelliteMap, qui recense les lancements, il y a déjà près de 10 000 satellites Starlink en orbite. C'est un nombre impressionnant qui ne cesse de croître.
La Commission fédérale des communications (FCC) a lancé une consultation publique pour recueillir les avis sur le projet de SpaceX. Cette consultation est ouverte jusqu'au 6 mars 2026. L'entreprise Reflect Orbital propose également de lancer des satellites munis de miroirs pour illuminer n'importe quelle zone de la Terre sur simple demande.
Les risques pour le ciel nocturne
Les astronomes et les ONG sont nombreux à s'élever contre ces développements, craignant que les dégâts ne soient irréversibles, non seulement pour les observations des amateurs, mais aussi pour les télescopes scientifiques qui souffrent déjà de la surabondance de satellites. L'association Dark Sky, qui milite pour la préservation du ciel nocturne, a dénoncé les conséquences du projet d'Elon Musk : « Quand le déploiement aura commencé à cette échelle, impliquant potentiellement des milliers de lancements chaque année, les effets sur le ciel nocturne, les débris spatiaux et l'environnement seront extrêmement difficiles à renverser. »
L'association encourage ainsi tout un chacun à prendre part à la consultation de la FCC, espérant empêcher que l'espace soit saturé par ces engins. Même si les ambitions de SpaceX ou Reflect Orbital sont contrecarrées, d'autres puissances non liées à la FCC, comme la Chine, prévoient aussi de multiplier les constellations de satellites dans les années à venir.
Les prochaines étapes
La consultation publique est ouverte jusqu'au 6 mars 2026. Il est important que les citoyens fassent entendre leur voix pour protéger le ciel nocturne et l'environnement orbital. Les décisions prises dans les prochaines semaines seront cruciales pour l'avenir de l'espace et de notre planète.
En conclusion, le projet Starlink de SpaceX est un sujet complexe et controversé qui nécessite une attention particulière. Il est important que les citoyens, les astronomes et les ONG continuent à se mobiliser pour protéger le ciel nocturne et l'environnement orbital.
