22 milliards d'euros de pertes. Autant dire que le choc a été rude. Les investisseurs ont paniqué, les actionnaires ont froncé les sourcils. Et Stellantis, lui, a pris une décision radicale : l'Amérique du Nord comme nouveau cap. Mais est-ce suffisant ?

Un coup de massue financier

On pourrait croire à un mauvais scénario de film. Pourtant, les chiffres sont là : 22 milliards d'euros de pertes exceptionnelles. Difficile de rester de marbre face à une telle annonce. D'après nos confrères de BFM Business, c'est tout le secteur qui a tremblé. Résultat des courses : le titre a plongé en Bourse, et les analystes se sont précipités pour réviser leurs prévisions.

Le truc, c'est que Stellantis n'est pas le seul à subir les contrecoups de la transition énergétique. (Mais bon, 22 milliards, ça fait mal quand même.) Les constructeurs traditionnels sont tous dans le même bateau : comment concilier rentabilité et électrification ?

L'Amérique du Nord, nouveau graal ?

Face à l'urgence, Stellantis a choisi son camp : l'Amérique du Nord. Pourquoi ce choix ? Parce que le marché y est plus favorable, plus mature. Parce que les consommateurs y sont prêts à payer le prix fort pour des véhicules électriques. Parce que, surtout, les subventions y sont généreuses.

Mais attention, ce n'est pas une solution miracle. L'Europe reste un marché clé, et l'Asie un terrain de jeu incontournable. Alors, pourquoi ce virage ? Peut-être parce que Stellantis mise sur l'effet domino : si ça marche en Amérique du Nord, le reste suivra.

Et les autres marchés dans tout ça ?

Côté Europe, difficile de dire avec certitude ce que Stellantis réserve à ses clients. Va-t-on vers une réduction drastique des investissements ? Vers une concentration des efforts sur quelques modèles seulement ? Les questions sont nombreuses, et les réponses, floues.

L'Asie, elle, reste un mystère. Le marché y est immense, mais ultra-compétitif. Les constructeurs locaux y sont bien implantés, et les barrières à l'entrée, élevées. Stellantis va-t-il tenter sa chance, ou se concentrer sur des marchés plus accessibles ?

Perspectives : un avenir tout en nuances

Alors, Stellantis va-t-il s'en sortir ? On ne peut pas répondre par oui ou par non. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le chemin sera semé d'embûches. Mais avec une stratégie claire, des moyens financiers importants, et une équipe dirigeante expérimentée, tout est possible.

Reste à savoir si les investisseurs sauront faire preuve de patience. Car une chose est sûre : la transition vers l'électrique ne se fera pas en un jour. Et Stellantis, comme les autres, devra composer avec cette réalité.

Stellantis mise sur l'Amérique du Nord car le marché y est plus favorable, plus mature. Les consommateurs y sont prêts à payer le prix fort pour des véhicules électriques, et les subventions y sont généreuses. C'est donc un terrain propice pour tester et déployer une stratégie électrique ambitieuse.

Côté Europe, les perspectives sont plus floues. Stellantis pourrait réduire ses investissements ou se concentrer sur quelques modèles seulement. Mais rien n'est encore certain. L'Europe reste un marché clé, et le constructeur ne peut pas se permettre de le négliger.