La course à pied connaît une popularité sans précédent en France et à l’international. D’après Ouest France, ce phénomène, loin de s’essouffler, attire chaque année de nouveaux pratiquants. Parmi eux, Stéphanie Gicquel, athlète de haut niveau spécialisée dans les longues distances, partage son expertise à travers des chroniques régulières. Dans sa dernière contribution, elle décrypte les raisons de cet engouement croissant et revient sur les leçons à tirer pour éviter les pièges des débutants.

Ce qu'il faut retenir

  • Stéphanie Gicquel, athlète de haut niveau en longues distances, publie des chroniques sur le running pour Ouest France.
  • Elle aborde ce mois-ci l’essor massif de la course à pied, un phénomène qui ne faiblit pas.
  • Son objectif : transmettre son expérience pour éviter aux nouveaux coureurs de « partir avec des lacunes ».
  • La pratique massive du running s’explique par sa facilité d’accès et son adaptabilité à tous les publics.

Spécialiste des épreuves d’ultra-endurance, Stéphanie Gicquel a acquis une solide réputation dans le milieu de l’athlétisme. Depuis plusieurs années, elle s’investit dans la vulgarisation de son sport, notamment à travers des chroniques publiées dans Ouest France. Ce mois-ci, elle consacre son analyse à l’explosion du running, une discipline qui séduit désormais des millions de personnes en France. Autant dire que la course à pied est devenue un phénomène de société, bien au-delà du simple cadre sportif.

Pour l’athlète, l’engouement actuel s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la simplicité de la pratique : nul besoin d’équipement sophistiqué ni d’infrastructure complexe pour courir. Un paire de baskets et un peu d’espace suffisent. Ensuite, le running s’adapte à tous les profils, des sédentaires aux athlètes confirmés, en passant par les compétiteurs. « C’est à la mode », a-t-elle d’ailleurs souligné dans ses colonnes, rappelant que cette tendance reflète aussi un changement des modes de vie, où la recherche de bien-être et de santé occupe une place centrale.

Mais ce qui préoccupe avant tout Stéphanie Gicquel, c’est l’absence de préparation chez de nombreux nouveaux pratiquants. Elle insiste sur l’importance de bien s’équiper, de structurer son entraînement et d’écouter son corps pour éviter les blessures. « Je souhaite transmettre ce que j’ai appris, pour ne pas partir avec des lacunes », a-t-elle confié à Ouest France. Son message est clair : la course à pied ne se résume pas à enfiler des baskets et à courir. Elle demande une approche réfléchie, surtout pour ceux qui visent des objectifs ambitieux.

« Je souhaite transmettre ce que j’ai appris, pour ne pas partir avec des lacunes. »
— Stéphanie Gicquel, athlète de haut niveau

Cette montée en puissance du running s’inscrit dans un contexte plus large. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en France, près de 10 millions de personnes courent régulièrement, selon les dernières estimations de la Fédération Française d’Athlétisme. Les courses populaires, comme les semi-marathons ou les trails, affichent complet des mois à l’avance. Les raisons de cet attrait sont multiples : quête de performance, recherche de dépassement de soi, ou simplement le plaisir de courir en plein air. Stéphanie Gicquel y voit aussi une opportunité de fédérer autour d’une discipline accessible et inclusive.

Pour autant, elle met en garde contre les dérives possibles. Les réseaux sociaux regorgent de conseils souvent contradictoires, et l’athlète encourage les coureurs à se tourner vers des sources fiables, comme des entraîneurs certifiés ou des fédérations sportives. « On ne s’improvise pas coureur du jour au lendemain », rappelle-t-elle. Son approche pédagogique vise à ancrer une culture du running responsable, où la santé et le plaisir priment sur la performance à tout prix.

Et maintenant ?

Alors que la tendance du running semble durable, les organisateurs de courses et les fédérations pourraient renforcer leurs dispositifs de sensibilisation. Une prochaine étape pourrait être la généralisation de programmes d’accompagnement pour les débutants, avec des partenariats entre clubs, salles de sport et plateformes en ligne. Reste à voir si les acteurs du secteur sauront capitaliser sur cet engouement pour en faire un levier de santé publique durable.

Quoi qu’il en soit, Stéphanie Gicquel continue de jouer un rôle clé dans cette dynamique. Ses chroniques, publiées chaque mois dans Ouest France, offrent un éclairage précieux pour les coureurs, qu’ils soient novices ou expérimentés. Son ambition ? Transformer cette passion collective en une pratique éclairée, où chacun trouve sa place sans se mettre en danger.

Selon Stéphanie Gicquel, les risques incluent les blessures liées à une mauvaise préparation, un équipement inadapté, ou un entraînement trop intense trop rapidement. Elle insiste sur l’importance de progresser de manière graduelle et de consulter des professionnels pour éviter ces écueils.