La décision de juger Tariq Ramadan par défaut pour des faits de viols présumés a été rendue ce vendredi 6 mars par la cour criminelle départementale, selon nos confrères de BFM - Faits Divers. L'islamologue, absent depuis le début de son procès qui s'est ouvert à Paris ce lundi, sera jugé malgré son absence et un mandat d'arrêt international a été émis contre lui.
Les faits reprochés à Tariq Ramadan remontent à entre 2009 et 2016, période pendant laquelle il aurait commis des viols sur trois femmes. La cour criminelle départementale a considéré que l'absence de l'islamologue était sans excuse valable, comme l'a déclaré la présidente de la cour criminelle départementale, Corinne Goetzmann.
Ce qu'il faut retenir
- Tariq Ramadan est jugé par défaut pour des faits de viols présumés.
- Un mandat d'arrêt international a été émis contre lui.
- Les faits reprochés remontent à entre 2009 et 2016.
- La cour criminelle départementale a considéré que l'absence de l'islamologue était sans excuse valable.
Contexte et réactions
Les avocats de la défense ont immédiatement quitté la salle d'audience après la décision de la cour, ne souhaitant pas participer au procès en l'absence de leur client. Ils ont réagi en déclarant que « la cour a pris la décision d’un procès sans défense alors que l’accusé qui a pendant 8 ans toujours été présent n’est pas en état de comparaître selon son médecin traitant et à la suite d’une expertise sur pièces lacunaire et très critiquable ».
Me Sarah Mauger-Poliak, avocate de la première victime qui a porté plainte dans ce dossier, a réagi en déclarant que « nous sommes bien sûr soulagés du maintien du procès mais très déçus de l’absence de l’accusé et de ses conseils ».
Procédure et expertise médicale
La cour criminelle départementale a ordonné lundi une expertise médicale sur pièces, qui a été confiée à deux neurologues. Ces derniers ont conclu dans un rapport que l'état de santé de Tariq Ramadan lui permettait de comparaître devant la cour criminelle départementale, l'hypothèse d'un AVC ayant été exclue et la sclérose en plaques dont souffre l'islamologue étant « stable ».
L'avocat général, Philippe Courroye, a dénoncé une « dérobade » de la part de Tariq Ramadan, qu'il a qualifié de « lâche ».
Historique de l'affaire
Tariq Ramadan a été condamné en septembre 2024 en appel à trois ans de prison, dont un an ferme, pour un viol sur une femme après avoir été acquitté en première instance.
En conclusion, l'affaire de Tariq Ramadan prend une tournure inattendue avec la décision de le juger par défaut. Les conséquences de cette décision restent à voir, mais il est certain que cela aura un impact sur la procédure et les parties impliquées.
