D'après nos confrères de RMC Sport, le tournoi WTA 250 d'Austin, au Texas, a inauguré une 'rage room' ou salle de défoulement pour les joueuses participant à la compétition. Cette initiative fait suite aux images de Coco Gauff lors de l'Open d'Australie, où l'Américaine avait fracassé sa raquette, et qui avait relancé le débat sur l'omniprésence des caméras et le respect de la vie privée des joueuses.

L'élimination de Coco Gauff en quarts de finale du dernier Open d'Australie face à Elina Svitolina (1-6, 2-6) n'était pas passée inaperçue... tout du moins des caméras du tournoi. Frustrée par sa prestation, l'Américaine avait passé sa colère sur sa raquette dans les couloirs, un geste réalisé dans un cadre privé mais qui avait été exhumé par la présence de caméras et que n'avait pas particulièrement goûté la 4e mondiale.

Ce qu'il faut retenir

  • Le tournoi WTA 250 d'Austin a inauguré une 'rage room' pour les joueuses.
  • Cette initiative fait suite aux images de Coco Gauff lors de l'Open d'Australie.
  • La 'rage room' permet aux joueuses d'évacuer leur frustration à l'abri des regards.

Le contexte

Coco Gauff a déclaré : « Ils n'ont pas besoin de filmer ça. Je suis allée là où je pensais qu'il n'y aurait pas de caméra, habituellement je ne casse pas de raquette... J'ai cassé une raquette sur le court dans ma carrière, de mémoire à Roland-Garros en huitièmes de finale. Je me suis promis de ne jamais refaire ça sur un court. Ce n'est pas une belle image donnée. Donc j'ai voulu m'isoler à l'abri des caméras, mais de toute évidence il y en avait. Il faudrait pouvoir en discuter, j'ai l'impression qu'ici le seul environnement privé qu'on a, c'est le vestiaire. »

Cette remarque de Coco Gauff a participé à relancer le débat sur le respect de la vie privée des joueuses face à des caméras trop intrusives, un débat auquel avait également pris part Iga Swiatek. Iga Swiatek a déclaré : « La question est : sommes-nous des joueurs de tennis ou sommes-nous plutôt comme des animaux dans un zoo que l'on observe même quand ils font caca ? Bon, c'était évidemment exagéré, mais ce serait bien d'avoir un peu d'intimité. Ce serait bien aussi, je ne sais pas, d'avoir son propre processus et de ne pas être toujours observé. »

La 'rage room'

Pour tenter de remédier à la problématique, le tournoi WTA 250 d'Austin au Texas a décidé d'inaugurer une 'rage room' (salle de défoulement) afin de permettre aux joueuses d'évacuer leur frustration à l'abri des regards. Dans une publication partagée sur les réseaux sociaux, l'ATX Open - le nom du tournoi - explique que celles-ci peuvent évacuer leur colère « dans un environnement sûr et sans caméras ».

Les réactions

Reste à voir désormais si cette salle saura trouver son public et si une ou plusieurs joueuses accepteront de témoigner de leur expérience à l'intérieur.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment les joueuses réagiront à cette nouvelle initiative et si elle contribuera à réduire les tensions et les frustrations liées à la présence des caméras. Les prochaines étapes seront cruciales pour déterminer l'efficacité de cette mesure et son impact sur le bien-être des joueuses.

En conclusion, le tournoi WTA 250 d'Austin a pris une mesure importante pour répondre aux préoccupations des joueuses en matière de vie privée et de respect de leur espace personnel. Il est maintenant important de suivre les réactions et les résultats de cette initiative pour voir si elle peut être reproduite dans d'autres tournois et contribuer à améliorer les conditions de travail et de vie des joueuses de tennis.