Le premier Grand Tour féminin de la saison 2026 prendra son départ ce dimanche 3 mai pour s’achever le samedi 9 mai. Sept étapes au programme, dont une figure mythique du cyclisme espagnol : le col de l’Angliru. Une ascension de 12,5 km à près de 10 % de moyenne, selon RFI, qui promet d’être le moment le plus attendu de cette édition inaugurale. Les concurrentes s’affronteront sur un parcours exigeant, avec des reliefs variés et des arrivées en altitude.
Ce qu'il faut retenir
- Le Tour d’Espagne Femmes 2026 se déroule du 3 au 9 mai 2026, soit sept jours de compétition.
- Le parcours comprend sept étapes, dont une montée emblématique : le col de l’Angliru.
- L’ascension de l’Angliru, avec une pente moyenne de 10 %, s’étend sur 12,5 km.
- Il s’agit du premier Grand Tour féminin de la saison 2026.
Un parcours exigeant et des défis à relever
La course s’annonce comme un test physique et tactique pour les participantes. Le col de l’Angliru, situé dans les Asturies, est réputé pour son dénivelé et son revêtement technique. « C’est un col qui ne pardonne pas », a souligné un porte-parole de l’organisation. « Les concurrentes devront gérer leur effort sur la durée, car la pente reste soutenue jusqu’au sommet. » Bref, autant dire que les favorites devront faire preuve de stratégie pour s’imposer.
Les six autres étapes, également vallonnées, offriront peu de répit aux coureuses. Certaines seront en ligne droite, d’autres en côte, mais toutes mettront à l’épreuve l’endurance et la polyvalence des pelotons. Le départ sera donné à Madrid, avant de traverser plusieurs régions espagnoles, dont la Galice et les Asturies, où se trouve l’Angliru. Selon RFI, cette diversité de paysages ajoutera une dimension spectaculaire à la course.
Un événement historique pour le cyclisme féminin
Cette première édition du Tour d’Espagne Femmes marque un tournant pour la discipline. Longtemps éclipsé par les courses masculines, le cyclisme féminin gagne en visibilité et en médiatisation. « C’est une reconnaissance majeure pour nos athlètes », a déclaré une responsable de l’Union cycliste internationale (UCI). « Avec des parcours aussi exigeants, cette compétition va permettre de mettre en lumière le niveau des coureuses et d’attirer un nouveau public. »
Le Grand Tour féminin s’inscrit dans la lignée des autres courses majeures comme le Tour de France Femmes ou le Giro Donne. Il devrait attirer les meilleures spécialistes du peloton, dont la Néerlandaise Annemiek van Vleuten, déjà victorieuse de plusieurs Grands Tours, et la Slovène Demi Vollering, favorite pour le classement général. Les équipes professionnelles, dont certaines comptent jusqu’à huit coureuses, aligneront leurs meilleurs éléments pour briller sur les routes espagnoles.
Un enjeu de médiatisation et de développement
Pour les diffuseurs, ce Grand Tour féminin représente une opportunité de toucher un nouveau public. En 2025, les audiences des courses féminines avaient progressé de 15 % en moyenne sur les chaînes généralistes et les plateformes en ligne. Les organisateurs misent donc sur une couverture large, avec des directs télévisés et des retransmissions en streaming. « Nous voulons montrer que le cyclisme féminin mérite autant d’attention que le masculin », a indiqué un représentant de l’organisateur, Unipublic.
Côté sponsors, l’événement pourrait attirer de nouveaux partenaires, séduits par la visibilité offerte. Les marques de sport et d’équipement cycliste sont déjà nombreuses à s’intéresser au Grand Tour féminin, conscientes du potentiel commercial. En parallèle, les fédérations nationales devraient renforcer leurs investissements pour développer les catégories jeunes et encourager la pratique féminine.
Une organisation sous haute surveillance
La logistique de cette première édition sera scrutée à la loupe. Avec un parcours de plus de 1 000 km et des étapes parfois éloignées de plusieurs centaines de kilomètres, la gestion des temps de course, des ravitaillements et des transferts sera cruciale. Selon RFI, les équipes techniques ont prévu des dispositifs de sécurité renforcés, notamment dans les descentes techniques et les passages urbains.
Les autorités locales, en partenariat avec les forces de l’ordre, veilleront à garantir la fluidité du trafic et la sécurité des spectatrices et spectateurs. Les villes étapes, comme Oviedo ou Gijón, ont déjà prévu des aménagements pour accueillir les arrivées et les départs de course. Un effort particulier sera porté sur la mobilité douce, avec des zones piétonnes sécurisées autour des arrivées.
Enfin, la question de l’arbitrage et du respect des règles anti-dopage sera au cœur des débats. L’UCI et les organisateurs ont rappelé que des contrôles aléatoires seraient effectués pendant et après la course, conformément aux protocoles en vigueur.
L’Angliru, situé dans les Asturies en Espagne, est célèbre pour sa pente moyenne de près de 10 % sur 12,5 km, avec des passages à plus de 20 %. Il a été intégré au parcours de la Vuelta en 1999 et a souvent joué un rôle décisif dans les classements, notamment lors d’arrivées en altitude.