Des minerais qui valent de l'or
Imaginez un instant : pas de smartphones dernier cri, fini les voitures électriques qui déchirent, et les avions de chasse ? Au placard ! Impossible, hein ? Et pourtant, ce cauchemar pourrait devenir réalité si les États-Unis se retrouvent privés de terres rares. Ces petits minerais, pas très glamours mais absolument essentiels, sont devenus le nouvel or noir de notre époque.
Et le hic ? La Chine a la mainmise totale. Avec 69 % de la production mondiale, Pékin a littéralement les clés du camion. Donald Trump, jamais à court d'idées, a flairé le danger. Son dernier coup de poker ? Un projet titanesque : le Project Vault.
La dépendance chinoise, un risque majeur
Rappelez-vous cette année 2019 où la Chine a semé la terreur en menaçant d'utiliser ses terres rares comme arme commerciale. Et puis, patatras, l'an dernier, elle a mis sa menace à exécution. Résultat des courses : des usines américaines à l'arrêt ou au ralenti.
La Maison-Blanche a tenté de sauver les meubles avec des négociations. Officiellement, victoire. Officieusement, tout le monde a vu les failles béantes de l'économie US. Trump a donc tranché dans le vif : « Plus jamais ça », a-t-il juré. Parce qu'il ne s'agit pas juste d'industrie civile, mais aussi de la défense nationale.
Project Vault, la réponse américaine
12 milliards de dollars. Oui, vous avez bien lu. Voilà ce que Project Vault va engloutir. Un cocktail de capitaux privés et un prêt record de l'Export-Import Bank. L'idée ? Une réserve stratégique pour ces minerais critiques.
Dans les faits, les industriels s'engagent à acheter des stocks à l'avance. Project Vault, lui, les range au frais. En cas de pépin, les entreprises piochent dedans. Le deal ? Rembourser après usage. Des géants comme General Motors, Boeing, ou Google ont déjà signé. Preuve que l'affaire tient la route. Mais, est-ce suffisant pour larguer la Chine ? Allez savoir.
Et demain, que se passe-t-il ?
Project Vault, c'est un début. Mais, le vrai challenge ? Se défaire de la Chine à long terme. Car, même avec une réserve en béton, l'Amérique reste sur un fil tant qu'elle ne produit pas ces minerais chez elle.
Trump mise aussi sur l'innovation. Des labos planchent sur des alternatives. Mais soyons honnêtes, c'est pas gagné. Bref, il y a encore du chemin à faire.
Et la Chine, dans tout ça ? Pas sûr que Pékin reste les bras croisés. Une nouvelle embrouille commerciale, c'est dans les tuyaux ? On est en droit de se le demander.