On y est. Après des mois de menaces voilées, Donald Trump passe à l'acte. Le coup est dur, violent même. Et ça fait mal.

Le 12 février 2026, l'administration Trump officialise ce que beaucoup redoutaient : l'abrogation pure et simple d'un texte fondateur de 2009. Celui qui reconnaissait la menace des gaz à effet de serre et encadrait leurs émissions. Autant dire que c'est un coup de massue pour les défenseurs du climat.

Un tweet qui en dit long

Il y a quelques semaines, Trump postait un tweet qui résumait bien sa vision climatique : "Vague de froid record attendue dans 40 États. Rarement vu ça avant. Les insurgés climatiques voudraient-ils bien nous expliquer – OÙ EST PASSÉ LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ???"

Christopher Callahan, spécialiste en science climatique à l'université de l'Indiana, a tenté de répondre dans le Time. Pédagogue, il a expliqué que "les saisons n'ont pas disparu". Et que "nous aurons encore des épisodes hivernaux quelle que soit l'évolution du changement climatique". Mais bon, on se doute que Trump n'a pas dû lire l'article jusqu'au bout.

Le truc, c'est que Trump ne se contente pas de tweeter des inepties. Non, il a le pouvoir de nuire vraiment. Et il s'en donne à cœur joie.

Un coup de grâce pour la politique climatique américaine

D'après nos confrères de The Wall Street Journal, l'administration Trump s'apprête à porter le coup de grâce à la politique climatique des États-Unis. Ce jeudi 12 février, ils devraient abroger un texte fondateur adopté en 2009.

Pour les républicains climatosceptiques, c'est une grande victoire. Pour le reste du monde, un désastre. Les États-Unis comptent déjà parmi les plus gros émetteurs de GES. Qu'en sera-t-il si plus rien ne les limite ?

Meredith Hankins, directrice des affaires juridiques et climatiques fédérales pour l'ONG National Resources Defense Council, assure au Guardian : "On ne va pas laisser passer ça sans se battre". Plusieurs associations de défense de l'environnement ont fait savoir qu'elles contesteraient ce retour en arrière devant la justice.

Mais la procédure risque de prendre des années. Pendant ce temps, l'exécutif se gardera bien d'appliquer les réglementations climatiques adoptées par le passé. Et les émissions risquent de s'envoler de plus belle.

S'il y a bien une chose qu'on ne peut pas reprocher à Donald Trump, c'est de nous décevoir. On s'attendait au pire. Nous voilà servis.

Les conséquences concrètes

Alors, concrètement, à quoi s'attendre ?

D'abord, les émissions de GES vont probablement augmenter. Les États-Unis sont déjà parmi les plus gros émetteurs au monde. Sans régulation, ça va être la foire. Ensuite, les entreprises vont pouvoir polluer sans vergogne. Fini les contraintes, place à la liberté de détruire la planète.

Et puis, côté international, c'est la honte. Les États-Unis, deuxième plus gros émetteur de GES, se retirent de la lutte climatique. Difficile de donner des leçons aux autres pays dans ces conditions.

Bref, c'est un vrai désastre. Et le pire, c'est qu'on ne sait pas encore jusqu'où Trump est prêt à aller.

Les réactions du monde scientifique

Du côté des scientifiques, c'est la consternation. "C'est un recul de vingt ans", déplore un climatologue sous couvert d'anonymat. "On va devoir tout recommencer à zéro."

Un autre spécialiste, plus optimiste, estime que "ce n'est pas une fatalité". "Les États, les entreprises, les citoyens peuvent continuer à agir", assure-t-il. Mais bon, avec un gouvernement qui fait tout pour saboter les efforts climatiques, c'est un peu comme si on essayait de vider une piscine avec une cuillère.

En attendant, les associations de défense de l'environnement se mobilisent. Greenpeace, le Sierra Club, et d'autres ont annoncé qu'elles contesteraient la décision devant les tribunaux. Mais le processus risque d'être long et coûteux.

Et puis, il y a les citoyens. De plus en plus de gens prennent conscience de l'urgence climatique. Les marches pour le climat, les actions en justice, les initiatives locales... Tout ça montre que la société civile ne compte pas baisser les bras.

Et maintenant ?

Alors, que faire ?

D'abord, ne pas se résigner. La bataille climatique est loin d'être perdue. Ensuite, soutenir les associations qui luttent contre les décisions de Trump. Et enfin, agir à son échelle. Réduire ses émissions, militer, voter...

Le combat sera long et difficile. Mais il est indispensable. Car, comme le disait si bien Greta Thunberg, "notre maison brûle et nous regardons ailleurs".

Alors, on regarde ailleurs ? Ou on se bat ?

Immédiatement, cette décision va libérer les entreprises américaines de toute contrainte en matière d'émissions de gaz à effet de serre. Résultat des courses : on peut s'attendre à une hausse significative des émissions dans les mois et années à venir. Sans compter l'impact sur la crédibilité des États-Unis dans les négociations climatiques internationales.

Les citoyens peuvent agir à plusieurs niveaux. D'abord, en soutenant les associations qui luttent contre cette décision devant les tribunaux. Ensuite, en réduisant leurs propres émissions de gaz à effet de serre. Et enfin, en faisant pression sur leurs élus pour qu'ils prennent des mesures climatiques ambitieuses, malgré le retrait du gouvernement fédéral.

Rien n'est irréversible en politique. Si l'administration Trump est remplacée par une administration plus sensible aux enjeux climatiques, il sera possible de rétablir les réglementations abrogées. Mais cela prendra du temps. D'où l'importance de soutenir les actions en justice et les initiatives locales pour limiter les dégâts d'ici là.