Le 28 mars 2026, le Royaume-Uni a condamné un demandeur d'asile afghan à 15 ans de prison pour avoir violé une jeune fille de 12 ans. Selon Le Figaro, Ahmad Mulakhil, 23 ans, a été reconnu coupable de viol sur une enfant de moins de treize ans, d'enlèvement d'enfant, d'agression sexuelle et d'enregistrement d'une vidéo à caractère obscène.
Ce qu'il faut retenir
- Le demandeur d'asile afghan, Ahmad Mulakhil, a été condamné à 15 ans de prison pour viol d'une jeune fille de 12 ans.
- Le viol a eu lieu en juillet dernier à Nuneaton, dans le centre de l'Angleterre.
- Mulakhil a également été reconnu coupable d'enlèvement d'enfant, d'agression sexuelle et d'enregistrement d'une vidéo à caractère obscène.
- La juge Kristina Montgomery a prononcé une peine de 15 ans d'emprisonnement, une condamnation qui entraîne automatiquement l'expulsion du pays.
Le procès de Mulakhil a commencé en décembre dernier et s'est terminé par un verdict de culpabilité. Le jugement a été rendu vendredi dernier. La victime, qui a 12 ans, a affirmé à Mulakhil qu'elle avait 19 ans, mais la juge a déclaré que «il ne faisait aucun doute que vous saviez qu'elle avait moins de 16 ans».
La situation est particulièrement sensible en ce moment car les manifestations anti-immigration ont éclaté dans plusieurs villes britanniques suite à des affaires de viol et de tentative de viol impliquant des demandeurs d'asile. Les associations de défense des migrants accusent l'extrême droite locale et certains politiciens opportunistes d'exploiter ces faits divers pour attiser les tensions au sein de la société britannique.
La ministre de l'Intérieur a indiqué qu'elle allait examiner les mécanismes d'accueil des demandeurs d'asile pour s'assurer qu'ils sont suffisamment sécurisés. Cela inclut l'augmentation du nombre de gardiens de prison et la mise en place de programmes de réadaptation pour les détenus.
La condamnation de Mulakhil est un signal fort pour les demandeurs d'asile qui pensaient que leur statut les protégerait de toute condamnation. Mais l'expérience montre que même avec un statut de demandeur d'asile, il est possible d'être condamné pour des crimes graves.
