Un homme d'affaires iranien du nom d'Ali Ansari s'est retrouvé au cœur d'une affaire de sanctions au Royaume-Uni en lien avec un projet immobilier de grande envergure à Londres. Selon nos confrères du Figaro, la société d'Ali Ansari, Birch Ventures Limited, a obtenu l'autorisation de construire 33 appartements de luxe sur la célèbre Bishops Avenue, dans le nord de la capitale britannique. Cette permission a été accordée en septembre 2023, bien avant que des sanctions ne soient imposées à Ali Ansari en octobre 2025.

Ce qu'il faut retenir

  • Ali Ansari a reçu l'autorisation de construire 33 appartements de luxe à Londres en 2023
  • Il a été sanctionné par le Royaume-Uni en octobre 2025 pour son implication présumée dans des activités du régime iranien
  • Le projet immobilier soulève des questions sur sa faisabilité depuis les sanctions

Des liens controversés avec le régime iranien

En octobre 2025, Ali Ansari a été ajouté à la liste des personnes sanctionnées par le Royaume-Uni pour ses liens présumés avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique en Iran. Il est accusé d'avoir facilité et soutenu financièrement des activités du régime iranien, notamment en occupant le poste de directeur général de la banque iranienne Ayandeh, dissoute en octobre 2025 pour des problèmes de gestion et de corruption sous le coup de sanctions internationales.

Contestations et démentis

Malgré ces accusations, Ali Ansari nie catégoriquement tout lien financier avec les Gardiens de la Révolution ou avec le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei. Son avocat, Roger Gherson, a déclaré que son client rejette fermement les allégations de relation financière avec le régime iranien. Avant les sanctions, la société Birch Ventures Limited avait bénéficié du soutien de grandes entreprises pour son projet immobilier, mais depuis octobre 2025, des doutes planent sur sa réalisation.

Complications et réactions

Le conseil municipal de Barnet, où se situe le projet, a reçu un versement compensatoire de la part de la société d'Ali Ansari, justifié par l'incompatibilité du projet avec la construction de logements sociaux. Cette décision a soulevé des interrogations sur l'acceptation de fonds provenant de sources controversées. Margot Mollat de Transparency International UK a souligné les risques liés aux transactions avec des individus sous le coup de sanctions, mettant en lumière les lacunes du système de contrôle.

Et maintenant ?

La question des liens entre Ali Ansari et le régime iranien soulève des préoccupations sur la transparence et l'éthique dans le secteur immobilier londonien. Les conséquences des sanctions et la viabilité du projet de Birch Ventures Limited restent incertaines.

En conclusion, l'affaire d'Ali Ansari met en lumière les enjeux complexes liés aux investissements immobiliers et aux relations financières internationales, soulignant la nécessité d'une surveillance accrue et de normes éthiques strictes dans ce domaine.