Le maire de Moncontour, commune située dans les Côtes-d'Armor, Olivier Pellan, a démissionné moins de deux semaines après son élection, selon Le Figaro. Cette décision a été prise après des dégradations visant son domicile et sa voiture, sur fond de tensions autour d'une subvention à une école privée.

Élu maire dès le premier tour des municipales le 15 mars avec 53,19 % des voix, Olivier Pellan a présenté sa démission le 27 mars, rapporte ICI Armorique. L'AMF 22 (l'association des Maires et Présidents d'EPCI des Côtes-d'Armor) a annoncé dans un communiqué le départ de l'édile, exprimant son « choc » après des « attaques à l'encontre de son domicile et de son véhicule personnel » et réclamant « une réponse répressive systématique et exemplaire ».

Ce qu'il faut retenir

  • Olivier Pellan, maire de Moncontour, a démissionné après des actes de vandalisme.
  • Les dégradations ont visé son domicile et sa voiture.
  • Les tensions sont liées à une subvention à une école privée.
  • L'AMF 22 a exprimé son « choc » et réclame une réponse répressive.
  • Olivier Pellan a indiqué qu'il doit protéger sa famille.

Les faits

Les faits se sont déroulés en deux temps. Le premier épisode a eu lieu dans la nuit du 21 au 22 mars, soit quelques heures après le conseil municipal d'installation. En pleine nuit, Olivier Pellan a découvert que son domicile avait été tagué. Des inscriptions ont été retrouvées sur place : « 30.000 » et « Maire OGEC ». Selon l'édile, ces messages renvoient à une décision municipale concernant l'enseignement privé.

Les gendarmes des Côtes-d'Armor ont confirmé ces éléments. Après cette première attaque, Olivier Pellan a déposé plainte. « On était sous le choc, c'est inacceptable », a-t-il déclaré. Une enquête a été ouverte et confiée à la compagnie de gendarmerie de Saint-Brieuc.

Les conséquences

Jeudi 26 mars, alors que l'édile se trouvait en mairie, son véhicule personnel, garé pendant qu'il travaillait, a été à son tour pris pour cible. Lorsqu'il l'a récupéré, il a constaté qu'il avait été rayé. « Une fois récupéré, il avait été rayé (...) On s'acharne encore. J'ai porté plainte samedi matin à la gendarmerie de Moncontour », a-t-il indiqué.

Cette nouvelle dégradation a convaincu finalement l'élu de quitter son poste. Le lendemain, vendredi, Olivier Pellan a adressé sa démission au préfet. Celle-ci a été acceptée dès le samedi. L'ancien maire justifie sa décision par l'impossibilité, selon lui, d'exercer sereinement ses fonctions dans un tel climat.

Et maintenant ?

La mairie de Moncontour a appelé la population à se rassembler lundi 30 mars à 18 heures devant l'hôtel de ville. Sur Facebook, la commune évoque « les événements actuels » et invite les habitants à participer à « une action de soutien à la démocratie ». L'ancien maire indique qu'il participera lundi au rassemblement organisé devant la mairie de Moncontour.

Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a dit comprendre la décision d'Olivier Pellan. « Je ne peux pas lui en vouloir (sa démission), je m'en désespère. Je comprends ce sentiment "je me suis mis au service des autres et il y a des fous furieux qui attaquent ma voiture" », a-t-il déclaré sur Europe 1.

Il a rappelé avoir traversé une épreuve similaire après l'attaque de son domicile en juillet 2023, avant de réclamer une réponse ferme : « Il doit y avoir de l'État extrêmement ferme et il faut mettre beaucoup plus de moyens ».

La situation à Moncontour soulève des questions sur la sécurité des élus locaux et les mesures à prendre pour protéger les personnalités publiques. Le gouvernement et les autorités locales devraient prendre des mesures pour garantir la sécurité des élus et prévenir de tels actes de vandalisme.