Un tronçon original de l’escalier en colimaçon de la tour Eiffel, datant de 1889, sera proposé aux enchères le 21 mai 2026 par la maison Artcurial. Selon Euronews FR, cette pièce estimée entre 120 000 et 150 000 euros fait partie des rares vestiges encore disponibles du célèbre monument parisien, qui attire chaque année près de sept millions de visiteurs.
Ce qu'il faut retenir
- Un tronçon de l’escalier en colimaçon de la tour Eiffel, composé de 14 marches en acier, sera mis aux enchères le 21 mai 2026 par la maison Artcurial à Paris.
- L’ensemble, haut de 2,75 mètres et d’un diamètre de 1,75 mètre, est estimé entre 120 000 et 150 000 euros.
- Cette section reliait autrefois le deuxième au troisième étage de la tour, avant d’être démontée en 1983 lors d’une rénovation majeure.
- Près de 20 tronçons similaires ont déjà été vendus et dispersés dans des collections privées ou des institutions comme le musée d’Orsay ou la Cité des sciences et de l’industrie.
- Une section comparable avait atteint 523 800 euros en 2016 lors d’une précédente vente.
Un morceau d’histoire à la valeur symbolique et matérielle
Ce tronçon d’escalier représente bien plus qu’un simple objet : il incarne l’histoire de la tour Eiffel elle-même. Inaugurée lors de l’Exposition universelle de 1889, la structure conçue par Gustave Eiffel ne comptait à l’époque que des escaliers pour permettre aux visiteurs d’accéder à ses étages supérieurs. Il aura fallu attendre 1983 pour que des ascenseurs modernes remplacent définitivement ces escaliers emblématiques. « C’est un vestige direct de l’époque où les visiteurs devaient gravir les marches pour admirer la vue sur Paris », précise Artcurial dans un communiqué.
Ce morceau d’acier, monté sur un socle en forme de croix, témoigne des défis techniques et architecturaux de l’époque. « À travers cette vente, ce n’est pas seulement un objet que l’on acquiert, mais une page de l’histoire de France et de l’ingénierie mondiale », souligne un expert de la maison de ventes.
Une dispersion mondiale des vestiges de la tour Eiffel
Entre 1983 et aujourd’hui, une vingtaine de tronçons de l’escalier original ont été démontés et vendus. Leur destination reflète la diversité des acquéreurs : certaines pièces ont rejoint des musées comme le musée d’Orsay ou la Cité des sciences et de l’industrie, tandis que d’autres ont été intégrées à des collections privées ou exposées à l’étranger.
Parmi les destinations les plus insolites, on compte les jardins de la Yoishii Foundation à Yamanashi, au Japon, ou encore un emplacement à proximité de la Statue de la Liberté à New York. Ces ventes, souvent réalisées lors d’enchères internationales, attirent des collectionneurs et des passionnés d’histoire du monde entier. « L’engouement pour ces pièces ne se dément pas, et chaque vente confirme leur valeur à la fois historique et financière », indique un responsable d’Artcurial.
Un marché des souvenirs historiques en plein essor
Le précédent record pour un tronçon similaire remonte à 2016, lorsque l’une de ces sections s’était adjugée à 523 800 euros. Ce montant illustre l’appétit des collectionneurs pour des objets liés à des monuments iconiques. D’autres ventes récentes, comme celle de la guitare de Noel Gallagher ou d’une tête de C-3PO des films Star Wars, montrent que le marché des souvenirs historiques et culturels reste dynamique, malgré les fluctuations économiques.
Pour les experts, cette tendance s’explique par la rareté des pièces disponibles. « Les monuments comme la tour Eiffel ne vendent pas leurs éléments originaux tous les jours. Chaque tronçon mis aux enchères devient donc un événement rare », explique un spécialiste du patrimoine. Les acheteurs, qu’ils soient particuliers ou institutions, y voient une opportunité d’acquérir un morceau de patrimoine mondial.
Quoi qu’il en soit, cette enchère rappelle que la tour Eiffel, bien que centenaire, continue de fasciner et de susciter des vocations d’acquisition. Entre mémoire collective et spéculation, chaque tronçon mis aux enchères écrit une nouvelle page de l’histoire de ce monument incontournable.
La vente de ces tronçons s’inscrit dans le cadre de rénovations majeures, comme celle de 1983, qui ont conduit au remplacement des escaliers d’origine par des ascenseurs. Une vingtaine de ces escaliers ont été démontés et vendus, souvent pour financer des travaux ou pour permettre à des collectionneurs d’acquérir un morceau d’histoire, comme le rapporte Euronews FR.
