Comme le rapporte Le Figaro, Pierre-Olivier Petit, un enseignant français de 53 ans, a vécu une expérience inoubliable à bord du MSC Euribia, un bateau de croisière immobilisé à Dubaï en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz. Avec un groupe de treize amis, il avait réservé cette croisière d’une semaine dans le golfe Persique depuis près d’un an, avec une arrivée prévue à Dubaï trois jours avant l’embarquement.
Les trois premiers jours, le séjour ressemble à n’importe quel city-break à Dubaï, où «tout était normal» dans les rues, malgré les tensions géopolitiques. Le basculement survient quelques heures seulement après leur montée à bord : la croisière est annulée, le navire reste à quai, et la guerre au Moyen-Orient se donne soudain à voir depuis les ponts du paquebot.
Ce qu'il faut retenir
- La fermeture du détroit d’Ormuz a immobilisé des milliers de croisiéristes dans la région.
- Le MSC Euribia a annulé sa croisière et est resté à quai au port de Dubaï.
- Les passagers ont été témoins du conflit qui se déroulait sous leurs yeux, avec des explosions, des bâtiments incendiés et des antimissiles visibles dans le ciel.
La vie à bord
À bord, la vie de croisière continue, avec des buffets, des spectacles, des animations, tandis que la compagnie diffuse plusieurs annonces quotidiennes via la voix du capitaine pour tenir les passagers informés. Pierre-Olivier Petit décrit les jours qui se sont suivis dans une atmosphère assez étrange, similaire à un jour de navigation, mais avec ce sentiment d’anxiété bien présent.
Les passagers ont parfois la sensation de vivre dans un monde parallèle où tout est normal, alors que, dehors, ce n’est évidemment pas le cas. Une bulle artificielle qui contraste avec les notifications d’alerte reçues sur les téléphones : au bout de cinq à six jours, des alarmes retentissent «de jour comme de nuit» pour signaler les attaques en cours dans la région.
Le rapatriement
Lorsque les vols commencent à être annulés les uns après les autres, les passagers comprennent que le retour sera tout sauf simple. MSC et les consulats se mettent à organiser des opérations de rapatriement, mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. Pierre-Olivier Petit et ses amis ont le sentiment d’être laissés-pour-compte par leurs autorités, avec un fort sentiment d’abandon de la France.
Un premier espoir surgit un vendredi soir, lorsque la compagnie leur propose, à ses frais, un vol de rapatriement vers Nuremberg le lendemain. Mais la solution ne concerne que la moitié du groupe d’amis. Finalement, ils partiront tous ensemble pour Barcelone, après avoir vu le bout du tunnel.
La colère envers les autorités françaises
Pierre-Olivier Petit salue la gestion de la compagnie, qui a géré la situation de façon professionnelle et humaine. Il est reconnaissant envers MSC, qui a maintenu les activités à bord et a diffusé des annonces quotidiennes pour tenir les passagers informés. En revanche, il est déçu et en colère de n’avoir eu aucun appui de la part de la France, avec un consulat injoignable par téléphone et un consul français qui n’est pas venu à bord pour se coordonner avec MSC.
En conclusion, l’expérience de Pierre-Olivier Petit à bord du MSC Euribia est un exemple de la complexité et de l’incertitude qui peuvent survenir lors d’une crise internationale. Il est essentiel de rester informé et de prendre les précautions nécessaires pour assurer la sécurité des voyageurs.
