Un drame qui a bouleversé la vie de Jean-Marie S., 55 ans, qui est désormais handicapé à vie après avoir été victime d'un tir de son voisin, Nicolas T., un policier à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon nos confrères de BFM - Faits Divers. L'incident a eu lieu dans la nuit du 15 novembre 2020, à Saint-Leu-la-Foret dans le Val-d'Oise.

Ce vendredi 13 mars, le procès de Nicolas T. s'ouvre devant la cour criminelle du Val-d'Oise. Jean-Marie S. a raconté à BFM - Faits Divers les circonstances de l'incident, qui a changé sa vie à jamais. Il a expliqué qu'il avait décidé de descendre dans son jardin pour débrancher un lampadaire qui le dérangeait, mais qu'il a été confronté à son voisin, Nicolas T., qui l'a tiré dessus avec son arme de service, un pistolet Glock 26.

Ce qu'il faut retenir

  • Jean-Marie S. est handicapé à vie après avoir été tiré dessus par son voisin, Nicolas T., un policier à la DGSI.
  • L'incident a eu lieu dans la nuit du 15 novembre 2020, à Saint-Leu-la-Foret dans le Val-d'Oise.
  • Nicolas T. a été révoqué de la police début 2023 et encourt une peine de 15 ans de prison pour violences avec arme ayant entrainé une infirmité permanente.

Les faits

Jean-Marie S. a raconté que, cette nuit-là, il avait décidé de descendre dans son jardin pour débrancher un lampadaire qui le dérangeait. Il a expliqué qu'il était alcoolisé et portait sur lui une gazeuse lacrymogène. Lorsqu'il a rencontré Nicolas T., qui promenait son chien, il a essayé de l'ignorer, mais Nicolas T. l'a interrogé sur ce qu'il faisait. Jean-Marie S. a répondu qu'il voulait débrancher le lampadaire, mais Nicolas T. a reculé, puis s'est approché de lui à nouveau, avant de lui tirer dessus.

Jean-Marie S. a décrit la scène comme « incohérente » et a affirmé que Nicolas T. n'avait pas décliné sa qualité de policier ni porté d'uniforme. Il a également déclaré que Nicolas T. l'avait frappé d'un coup de pied alors qu'il rampait pour s'enfuir, selon les images capturées par un riverain. Les enquêteurs ont constaté une traînée de sang de 71 mètres.

Les conséquences

Jean-Marie S. a dû subir de nombreuses opérations et a passé près de trois ans en fauteuil roulant. Il a perdu 5 centimètres de tibia et a du abandonner ses activités sportives, comme les treks en montagne et les longues balades à vélo. Il a également déclaré que sa vie professionnelle et personnelle avait été « complètement détruite ».

Sa vie a été bouleversée par cet incident, et il a déclaré à BFM - Faits Divers : « J'ai vraiment la sensation d'avoir été victime d'un acte de torture et de barbarie. » Il a également affirmé que Nicolas T. avait agi de manière « disproportionnée » et que son acte était « monstrueux ».

Les réactions

L'avocate de Jean-Marie S., Me Lucie Simon, a déclaré que ce dossier illustrait les « dérives du port d'arme hors service » et s'est interrogée sur la nécessité et la proportionnalité de l'usage de la force par Nicolas T.. Elle a également déclaré que son client avait « perdu tout » et que sa vie avait été « complètement détruite ».

Et maintenant ?

Le procès de Nicolas T. devrait se poursuivre dans les prochaines semaines. Il encourt une peine de 15 ans de prison pour violences avec arme ayant entrainé une infirmité permanente. Les prochaines audiences devraient permettre de clarifier les circonstances de l'incident et de déterminer les responsabilités de Nicolas T..

Il est à noter que Nicolas T. a été révoqué de la police début 2023, et que son avocate, Ambre du Rosel de Saint Germain, n'a pas répondu aux questions de BFM - Faits Divers. Les réactions de Nicolas T. et de ses proches sont attendues dans les prochaines semaines.

En conclusion, l'incident qui a opposé Jean-Marie S. et Nicolas T. a des conséquences graves et durables pour les deux hommes. Le procès de Nicolas T. devrait permettre de faire la lumière sur les circonstances de l'incident et de déterminer les responsabilités de chacun.