Une enfant de six ans, enlevée en avril 2025 dans le département de la Somme, a été retrouvée fin mars 2026 à Lloret de Mar, en Espagne. Calyopé, c’est son prénom, a été rapatriée en France après une année de recherches intenses. Selon Ouest France, sa mère et sa grand-mère ont été interpellées par les autorités espagnoles avant d’être placées en détention provisoire.
Ce qu'il faut retenir
- Enlèvement : Calyopé, six ans, a été enlevée le 8 avril 2025 dans la Somme.
- Retrouvaille : Elle a été localisée le 31 mars 2026 à Lloret de Mar, en Espagne.
- Rapatriement : L’enfant a été rapatriée en France après sa localisation.
- Interpellations : Sa mère et sa grand-mère ont été arrêtées par les autorités espagnoles avant d’être incarcérées.
Une année de recherches aboutie
L’enlèvement de Calyopé avait déclenché une mobilisation exceptionnelle des forces de l’ordre françaises. Les enquêteurs avaient rapidement établi que la fillette avait quitté le territoire national avec sa mère, qui disposait d’un droit de garde. « L’enquête a permis de retracer les déplacements de l’enfant et de sa famille, notamment via des signalements et des coopérations policières transfrontalières », a précisé Ouest France. Le recours au système d’alerte européen, Eurojust, avait joué un rôle clé dans la localisation.
Les investigations se sont concentrées sur l’Espagne, où la mère de Calyopé aurait trouvé refuge. Les autorités espagnoles, en collaboration avec la police française, ont pu identifier la fillette dans une résidence de Lloret de Mar, station balnéaire catalane. « L’intervention a été menée dans des conditions sécurisées pour éviter tout traumatisme supplémentaire pour l’enfant », a indiqué une source proche du dossier.
Des proches placés en détention
Une fois localisée, Calyopé a été confiée aux services sociaux français avant d’être rapatriée. Sa mère et sa grand-mère, toutes deux françaises, ont été arrêtées par la police espagnole dans le cadre d’une procédure d’extradition. Selon les informations recueillies par Ouest France, elles sont désormais incarcérées en attendant leur jugement pour enlèvement et soustraction d’un mineur.
L’avocat de la famille, contacté par Ouest France, a confirmé que les deux femmes risquent des peines lourdes en cas de condamnation. « Les charges retenues sont graves et le tribunal espagnol examinera rapidement le dossier », a-t-il déclaré. Côté français, le parquet de la Somme a ouvert une information judiciaire pour enlèvement et séquestration, afin d’éviter toute répétition d’un tel drame.
Un contexte familial complexe
Les motifs de l’enlèvement restent flous, mais les enquêteurs penchent pour un conflit familial autour de la garde de l’enfant. La mère de Calyopé, séparée du père de l’enfant, aurait agi de sa propre initiative. « Les investigations n’ont révélé aucun réseau organisé derrière cet acte », précise un responsable des forces de l’ordre. Bref, un enlèvement parental isolé, comme il en existe malheureusement trop souvent en Europe.
Les services sociaux de la Somme suivent désormais le dossier de Calyopé pour évaluer son état psychologique et organiser sa réinsertion. « L’enfant est accompagnée par des psychologues et des travailleurs sociaux pour l’aider à surmonter cette épreuve », a souligné une responsable de l’Aide sociale à l’enfance. Son père, informé du rapatriement, a pu la retrouver après des mois d’angoisse.
Reste à savoir si les autorités espagnoles accéderont à la demande d’extradition française. Autant dire que le dossier n’est pas encore clos.
Les enquêteurs ont retracé ses déplacements via des signalements et une coopération policière transfrontalière, notamment via le système Eurojust. La mère avait quitté la France avec l’enfant peu après l’enlèvement.
