Une affaire choquante a eu lieu à Dijon, où une grand-mère et une mère ont été condamnées à des peines de prison pour avoir abandonné deux bébés dans un sac de courses, entraînant la mort de l'un d'eux, selon nos confrères de BFM - Faits Divers.

Le 6 mars, la cour d'assises de Côte d'Or a rendu son verdict, condamnant Sabrina Boulsas, 26 ans, et sa mère Zara Nacir, 44 ans, à dix et six ans de prison respectivement pour avoir abandonné les deux bébés dans un sac de courses, ce qui a entraîné la mort de l'un d'eux.

Ce qu'il faut retenir

  • Sabrina Boulsas, 26 ans, et sa mère Zara Nacir, 44 ans, ont été condamnées à des peines de prison pour avoir abandonné deux bébés dans un sac de courses.
  • La mort de l'un des bébés a été constatée, tandis que l'autre a survécu.
  • Les deux femmes ont été reconnues coupables de « privation de soins ayant entraîné la mort » ou « compromis la santé ».
  • Sabrina Boulsas a bénéficié de la circonstance atténuante d'avoir été sous « la crainte avérée de la réaction de son père » adoptif.
  • La grand-mère, Zara Nacir, a été considérée comme plus sévèrement coupable, car elle n'a pas mentionné l'existence des bébés aux ambulanciers ni à l'hôpital.

Les faits

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 23 au 24 mai 2020, lorsque Sabrina Boulsas, alors âgée de 20 ans, a accouché de deux bébés prématurés. Selon les informations, elle les a enveloppés dans des vêtements pour qu'ils n'aient pas froid, mais sa mère, Zara Nacir, a ensuite emmailloté les bébés « pour ne pas qu'ils respirent » et les a déposés dans un sac de courses.

La grand-mère a appelé les pompiers plus d'une heure après l'accouchement, malgré l'urgence de soigner les deux nourrissons qui pesaient moins de 800 grammes. Seule l'une des deux grandes prématurées a survécu.

Le procès

Le procès a eu lieu à Dijon, et les jurés ont estimé que les deux femmes n'ont « pas prodigué les soins nécessaires » aux bébés. Ils ont abandonné la qualification de « meurtre et tentative » et ont préféré celle de « privation de soins ayant entraîné la mort » ou « compromis la santé ».

L'avocat général, David Dufour, avait demandé quinze ans de prison contre la grand-mère et six ans de prison contre Sabrina Boulsas. Il a reconnu que Sabrina avait eu des « gestes maternels » en enveloppant ses jumelles dans des vêtements, mais a chargé la grand-mère, estimant qu'elle avait ordonné à sa fille de « se débarrasser des enfants ».

Les réactions

Les avocats de la défense ont plaidé pour l'acquittement, affirmant qu'il n'y avait pas eu d'intention de tuer et que la cause de la mort était la condition prématurée des bébés. L'avocat de la grand-mère, Arthur Spina, a déclaré : « Il n'y a pas eu d'intention de tuer. La cause de la mort est la condition prématurée, a dit le légiste (...) Aucun signe de violence ».

L'avocate de la jeune mère, Chloé Bonnat, a souligné que Sabrina avait accouché de deux bébés à sa plus grande surprise et les avait récupérés, l'un dans la cuvette des toilettes et l'autre dans la baignoire. Elle a ajouté : « Et ce serait un geste criminel ? Moi, je vois un geste d'amour ».

Et maintenant ?

La condamnation des deux femmes met fin à cette affaire choquante, mais des questions restent en suspens. Qu'est-ce qui va se passer ensuite ? Quelles sont les prochaines échéances, décisions attendues ou conséquences possibles ? La justice a rendu son verdict, mais il reste à voir comment les deux femmes vont purger leur peine et si elles vont faire appel.

En conclusion, cette affaire tragique a montré l'importance de la protection des enfants et de la prévention des abandons. Il est essentiel de sensibiliser la population aux conséquences dramatiques de tels actes et de mettre en place des mesures pour prévenir de telles tragédies à l'avenir.