Des chercheurs australiens de l'UNSW (University of New South Wales) et de l'université Monash de Melbourne ont mis au point une technologie innovante de sécurisation des données, comme le rapporte Futura Sciences. Cette méthode, appelée « communication thermoradiative sans signature », permet de dissimuler les données dans le rayonnement thermique ambiant, les rendant ainsi indétectables par les hackers.

Cette avancée pourrait avoir des applications majeures dans de nombreux secteurs qui exploitent des données critiques, notamment la santé, la défense, la finance ou l'industrie. Les chercheurs ont réussi à transférer 100 kilobits de données par seconde de cette manière lors d'expériences en laboratoire, et les vitesses de transfert pourraient augmenter considérablement à l'avenir.

Ce qu'il faut retenir

  • Les chercheurs australiens ont développé une méthode de chiffrement appelée « communication thermoradiative sans signature ».
  • Cette méthode permet de dissimuler les données dans le rayonnement thermique ambiant, les rendant indétectables par les hackers.
  • Les chercheurs ont réussi à transférer 100 kilobits de données par seconde de cette manière lors d'expériences en laboratoire.

Le contexte historique

La cybersécurité est devenue un enjeu majeur dans notre société numérique. Les hackers et les cyberattaques sont de plus en plus fréquents, et les conséquences peuvent être catastrophiques. Les entreprises et les gouvernements doivent donc prendre des mesures pour protéger les données sensibles. La méthode de chiffrement développée par les chercheurs australiens pourrait être une solution efficace pour répondre à ce défi.

Les chercheurs ont exploité les propriétés d'un phénomène appelé « lumière négative », qui permet de dissimuler certaines longueurs d'onde dans une région donnée en la rendant plus sombre que l'obscurité. En partant de ce principe, ils ont utilisé des diodes thermoradiatives spécialement conçues pour créer des motifs qui disparaissent dans le « bruit » infrarouge naturel émis par n'importe quel objet chaud.

Les applications potentielles

Cette nouvelle méthode de chiffrement pourrait avoir des applications dans de nombreux domaines, tels que la santé, la défense, la finance ou l'industrie. Les données sensibles pourraient être protégées de manière efficace, ce qui pourrait réduire les risques de cyberattaques et de fuites de données. Les chercheurs estiment que les vitesses de transfert pourraient augmenter considérablement à l'avenir, ce qui pourrait rendre cette méthode encore plus attractive pour les entreprises et les gouvernements.

La diode thermoradiative utilisée pour transmettre des données cachées est un élément clé de cette méthode. Les chercheurs ont déterminé qu'il serait possible d'atteindre des débits de l'ordre du gigabit par seconde, voire même de plusieurs dizaines de gigabits, en utilisant du graphène au lieu du matériau semi-conducteur actuellement utilisé dans les diodes.

Et maintenant ?

Les chercheurs australiens vont continuer à développer et à améliorer leur méthode de chiffrement. Ils vont également explorer les possibilités d'application dans différents domaines. Les entreprises et les gouvernements vont devoir évaluer les avantages et les limites de cette méthode pour décider si elle peut répondre à leurs besoins en matière de cybersécurité.

En conclusion, la méthode de chiffrement développée par les chercheurs australiens est une avancée prometteuse pour la cybersécurité. Elle pourrait offrir une protection efficace pour les données sensibles et réduire les risques de cyberattaques et de fuites de données. Il reste à voir comment cette méthode va être développée et appliquée dans les années à venir.